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Catégorie : Teinturier
adj. (Grammaire, Physique et Teinturier) couleur brillante, et celle qui réfléchit le plus de lumière après le blanc. Voyez COULEUR et LUMIERE.

Il y a plusieurs substances jaunes qui deviennent blanches, en les mettant alternativement pendant quelque temps au soleil et à la rosée, telles sont la cire, la toîle de chanvre, etc. Voyez BLANCHISSEMENT, POIL, etc.

Ces mêmes substances, quoiqu'entièrement blanches, si on les laisse longtemps sans les mouiller redeviennent jaunes.

Le papier et l'ivoire présentés au feu deviennent successivement jaunes, rouges et noirs. La soie qui est devenue jaune se blanchit, par le moyen de la fumée du soufre. Voyez BLANC et BLANCHEUR.

Le jaune en teinture est une des cinq couleurs primitives. Voyez COULEUR et TEINTURE.

Pour avoir les jaunes les plus fins, on commence par faire bouillir le drap ou l'étoffe dans de l'alun et de la potasse, ensuite on lui donne la couleur avec la gaude. Voyez GAUDE.

La turmeric donne aussi un bon jaune, mais moins estimé cependant. On a encore un bois des Indes, qui donne un jaune tirant sur l'or ; et l'on fait une quatrième espèce de jaune avec de la sariette, mais c'est le moindre de tous.

Le verd se fait ordinairement avec du jaune et du bleu, mêlés l'un avec l'autre.

Avec du jaune, du rouge de garance, et du poil de chèvre teint par la garance, on fait le jaune doré, l'aurore, la pensée, le nacarat, l'isabelle et la couleur de chamois, qui sont toutes des nuances du jaune.

JAUNE DE NAPLES. (Peinture) Le jaune de Naples est une pierre seche, et trouée comme nos pierres communes que l'on met dans des fondations avec la chaux et sable pour faire corps ensemble ; elle est cependant friable. Elle se tire des environs du mont Vésuve, proche Naples, et participe beaucoup du soufre ; elle a un sel très-âcre, que l'on ne peut lui ôter qu'en la faisant tremper dans de l'eau, et la changeant d'eau tous les jours ; malgré cela le sel pénètre au travers de la terrine, et parait tout blanc au-dehors ; il faut aussi la réduire en poudre avant de la mettre tremper, et lorsqu'on la broye sur le porphyre, ne point se servir de couteau de fer pour la ramasser, parce que le fer la fait verdir et noircir ; mais on se sert pour cela de couteau de bois de châtaignier, cette couleur est très-bonne à l'huîle comme à l'eau.

JAUNE des Corroyeurs, couleur que ces ouvriers donnent aux cuirs ; cette couleur se fait avec de la graine d'Avignon et de l'alun, dont ils mettent une demi-livre de chacun sur trois pintes d'eau, qu'ils font bouillir à petit feu, jusqu'à ce que le tout soit réduit aux deux tiers pour le moins. Voyez CORROYEUR.

JAUNE d'œuf. Voyez OEUF.




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