Horlogerie

(Horlogerie) c'est prendre avec un calibre la grandeur ou l'épaisseur de quelque chose. Voyez CALIBRE. (T)
S. m. (Horlogerie) horloge ou pendule à carillon ; c'est une horloge qui sonne ou répète un air à l'heure, à la demie, et quelquefois aux quarts.

Ces horloges sont fort communes en Flandre, on en voit presqu'à toutes les églises ; mais dans ce pays-ci elles sont assez rares. L'horloge de la samaritaine est, je crois, la seule de cette espèce qui soit dans Paris.

Quand aux pendules à carillon, elles sont beaucoup plus en usage en Angleterre qu'ici, où on en fait peu.

Les carillons sont faits sur les mêmes principes que les serinettes ou les orgues d'Allemagne. Dans celles-ci les tons sont formés par des petits tuyaux d'orgue ; dans les carillons ils le sont par des timbres ou des cloches, dont les diamètres doivent suivre exactement le diapason. Voyez DIAPASON, et l'article CLOCHE. Ils ont de même un tambour qui a des chevilles sur sa circonférence, lesquelles, au lieu de lever des touches, comme dans ces orgues, baissent les leviers pour les faire frapper sur les timbres. (T)

S. f. (Horlogerie) pièce d'une montre ; c'est une espèce de pied ou de petit pilier qui sert à porter le bouchon, dans lequel roule le pivot de la roue de rencontre : elle est apposée à la potence. Voyez la fig. 44. Pl. X. de l'Horlogerie, lettre O. Voyez BOUCHON DE CONTRE-POTENCE, POTENCE, ROUE DE RENCONTRE, etc. (T)
S. f. (Horlogerie) nom que les Horlogers et d'autres ouvriers donnent en général à des cavités, mais surtout à celles qui sont un peu grandes, et dont le fonds est plat ; tel est dans une montre simple celle de la platine des piliers du côté du cadran, et qui sert à contenir les roues de la cadrature, la barrette, etc. Les creusures servent en général dans les montres à contenir des roues, qui par la disposition du calibre, ne pourraient pas se trouver au-dessus du plan des platines. Voyez PLATINE, etc. (T)
S. m. (Horlogerie) outil d'horlogerie ; espèce de poinçon fort semblable au pousse-pointe : il a un trou comme lui ; mais le bord du trou au lieu d'être un peu large est au contraire fort étroit, afin qu'il ne déborde pas les rivures des assiettes ou des pignons. Il sert à dériver une roue, c'est-à-dire à la chasser de dessus son assiette ou de dessus son pignon ; le trou doit être fort long, afin que les tiges puissent s'y loger sans qu'en haussant les roues on puisse les endommager. (T)
S. m. (Horlogerie) espèce de détente levée par la roue de minutes. Voyez D E B, Planc. III. fig. 7. de l'Horlogerie. Voyez DETENTE, SONNERIE, PENDULE, etc. (T)
S. m. (Horlogerie) nom que plusieurs artistes, et les Horlogers en particulier, donnent à un filet formé de la manière représentée dans le profil e c f de la fig. 51. Pl. X. de l'Horlogerie. Ils donnent encore ce nom à une rainure dont la forme répond à celle du filet, mais qui est faite dans l'intérieur d'un cercle, au lieu que la première est faite à l'extérieur.

La figure de ce filet ou de cette rainure sert à faire tenir ensemble deux pièces, comme le couvercle du barrillet d'une montre, et sa virole ; la lunette d'une boite de montre, avec la cuvette, quand il n'y a pas de ressort de boite : c'est aussi, par le même moyen, que les deux parties d'une tabatière sans charnière, circulaire ou ovale, bien faite, tiennent ensemble.

S. m. (Horlogerie) c'est une partie essentielle des horloges ; il se dit en général de la mécanique par laquelle le régulateur reçoit le mouvement de la dernière roue, et ensuite le suspend ou réagit sur elle, afin de modérer et régler le mouvement de l'horloge.

Les artistes distinguent deux sortes d'échappements ; dans les uns, dont l'origine est très-ancienne et même inconnue, la roue de rencontre agit continuellement sur le régulateur, soit pour en accélérer, soit pour en retarder la vitesse : dans les autres, elle n'agit que pour accélérer les vibrations, et non pour les retarder, si ce n'est par les frottements. Les roues et les aiguilles des horloges où les premiers sont employés, ont un mouvement retrograde à chaque vibration, en conséquence de quoi on les a nommés échappements à recul : celles des horloges où l'on fait usage des derniers, ont toujours un mouvement progressif, excepté que chaque vibration est suivie d'un petit repos, ce qui les a fait nommer échappements à repos ; ceux-ci doivent leur naissance à l'invention du ressort spiral et du pendule, et peuvent s'appliquer en général à tous les régulateurs qui font des vibrations sans le secours de la force motrice. Leur disposition est telle, qu'elle ne peut avoir lieu pour les régulateurs, qui, comme le simple balancier, ne font des vibrations qu'à l'aide d'un moteur étranger ; c'est ce que l'on concevra facilement par les descriptions suivantes.

v. act. terme d'Horlogerie, passer entre les ailes d'un pignon une lime formée en couteau ou à efflanquer. Cette opération se fait pour donner aux faces de ces ailes la figure convenable, et pour rendre le pignon plus vuide, c'est-à-dire pour diminuer l'épaisseur des ailes. On dit qu'un pignon est trop efflanqué lorsque les ailes sont trop minces ou trop maigres, et surtout quand elles le sont trop vers le bout. Voyez PIGNON, LIME A EFFLANQUER, etc. (T)
en Horlogerie, signifie faire tenir une roue sur son arbre ou sa tige, ce qui se fait de plusieurs façons ; dans les montres et dans les pendules, c'est ordinairement en les rivant tous les deux ensemble.