Antiquaire

(Antiquaire) Histoire anc. Dans les inscriptions et les médailles antiques signifie divus ; joint à la lettre M, comme D M, il exprime diis manibus, mais seulement dans les épitaphes romaines : en d'autres occasions, c'est deo magno ou diis manibus ; et joint à N, il signifie dominus noster, nom que les Romains donnèrent à leurs empereurs, et surtout aux derniers.

S. m. terme d'Antiquaire, mot formé de génitif de , qui signifie ce qui appartient à Jupiter. On appelait ainsi un des flamen, ou prêtres de Jupiter. Les fonctions de ce prêtre furent établies à Rome par Numa Pompilius, le père de toutes les cérémonies religieuses des anciens Romains. Tit. Liv. lib. I. Voyez FLAMEN. (G)
S. f. terme d'Antiquaire. Favissa, fosse, ou plutôt chambre, voute souterraine dans laquelle on garde quelque chose de précieux.

Ce mot parait formé de fovissa, diminutif de fovea, fosse.

Les favisses, suivant Varron et Aulugelle, étaient la même chose que ce que les anciens Grecs et Romains appelaient thesaurus, et non archives et trésor dans nos églises.

Varron dit que les favisses, ou plutôt les flavisses, comme on les nommait d'abord, étaient des lieux destinés à renfermer de l'argent monnoyé : quos thesauros, dit-il, graeco nomine appelaremus, Latinos flavissas dixisse, quod in eas non rude aes, argentumque, sed stata, signataque pecunia conderetur. C'était donc des dépôts où l'on conservait les deniers publics, aussi-bien que les choses consacrées aux dieux.

S. m. terme d'Antiquaire ; ce mot signifie, 1°. une monnaie de bronze qui était la troisième partie de l'as ; il était marqué d'un côté d'une tête de Janus, et de l'autre d'un radeau. Voyez sur cette monnaie Gronovius, de pecun. veter. lib. IV. c. ij. Pline, lib. XXXIII. c. iij. et l. XXXIV. c. xiij. rapporte que la famille Servilia avait un triens qu'elle conservait comme quelque chose de sacré ; mais je ne pense pas que tous ceux de cette famille en fissent le même cas. 2°. Le triens était une tasse à boire, dont on se servait ordinairement, et qui contenait la quatrième partie du septier ; presque tous les poètes en parlent, témoin Properce, Eleg. III. viij. Perse, Sat. III. c. Martial, Epig. CVII. v. viij. (D.J.)
S. f. terme d'Antiquaire, char à trois chevaux. La trige n'était tirée que par deux chevaux, ainsi c'était proprement une bige ; mais elle avait un troisième cheval attaché aux deux autres par une laisse ou une longe, comme un cheval de main, apparemment pour changer. La trige ne se voit sur aucun monument ancien : elle a cependant été très-longtemps en usage à Rome dans les jeux du cirque, mais chez les Grecs on l'abandonna de bonne heure. Le troisième cheval de la trige s'appelait , selon Hésychius, et , selon Denys d'Halicarnasse. Stace, dans sa Thébaïde, l. VI. vers. 461. l'appelle en latin equus funalis, cheval de laisse ou de longe. Trévoux. (D.J.)
adj. f. pl. termes d'Antiquaire, les antiquaires donnaient cette épithète à certaines lettres ou grands caractères dont on se servait autrefois, pour faire des inscriptions et des épitaphes ; on les nommait en latin litterae unciales. Ce mot vient d'uncia, qui était la douzième partie d'un tout, et qui en mesure géométrique valait la douzième partie d'un pied ou un pouce : et telle était la grosseur de ces lettres. (D.J.)
S. m. terme d'antiquaire ; le P. Hardouin nomme ainsi deux médailles consulaires d'argent, au revers d'une victoire assise, sous laquelle est le mot victrix. Elles sont gravées à l'année 1681 du journal des savants. (D.J.)