Doreur

oulu, terme de Doreur sur métal, c'est, après que l'or en chaux a été amalgamé au feu avec le vif-argent, le laver dans plusieurs eaux pour en ôter la crasse et les scories.
S. m. terme d'ouvrier de Bâtiment ; ils appellent ainsi les petits carreaux de pierre, qui ayant été sciés dans une pierre tendre, ou tranchés dans une pierre dure, restent dans le chantier, et ne sont propres qu'à faire du moilon.

Ils donnent encore ce nom aux moindres carreaux de pierre provenant des démolitions d'un vieux bâtiment. (P)

BILBOQUET, en terme de Doreur, est un morceau d'étoffe fine attaché à un petit morceau de bois carré, pour prendre l'or et le mettre dans les endroits les plus difficiles, comme dans les filets carrés, dans les gorges et les autres lieux creux. Voyez Pl. du Doreur, fig. 17.

S. m. pl. en terme de Doreur, ce sont des ordures que le feu a rassemblées sur une pièce que l'on a fait cuire ; on les ôte avec la gratte boesse. Voyez GRATTEBOESSER et GRATTEBOESSE.
S. m en terme de Doreur, c'est un petit couteau sans tranche, qui sert à enfoncer l'or dans les filets avec du coton ou du linge très-fin. Voyez CATIR, et la fig. 12. P. du Doreur.

en termes de Cuisine, c'est donner aux viandes, aux légumes, et au poisson, une sorte de préparation qui les rend communément plus tendres et plus propres à être broyées sous les dents, en les exposant à l'action du feu, soit qu'ils la souffrent immédiatement, soit qu'on les fasse bouillir dans de l'eau, ou dans d'autres liqueurs.

CUIRE, en terme de Doreur, c'est mettre une pièce rougir sur le feu, pour la rendre plus maniable et plus douce. Voyez la fig. 7. Pl. du Doreur.

CUIRE DES CHEVEUX, terme de Perruquier, c'est mettre des cheveux au four après les avoir roulés autour des moules ou bilboquets, et enfermés dans une pâte de son, faite en forme de pâté. Cette opération sert à leur faire prendre la frisure. Voyez CHEVEUX et PERRUQUE.

v. act. terme de Doreur sur métal, c'est décrasser avec de l'eau-forte ou de l'eau seconde, le métal qu'on veut dorer d'or moulu. Voyez DORURE.

DEROCHER, v. act. (Orfévr.) c'est faire manger le borax vitrifié le long des parties soudées, en les mettant pour quelque temps dans le blanchiment.

DEROCHER, (Vénerie) se dit des grands oiseaux qui poursuivant les bêtes à quatre pieds, les contraignent à se précipiter de la pointe des rochers en bas, pour éviter de tomber dans leurs serres.

en terme de Doreur, c'est frotter une pièce avec du grais, au point d'en ôter le poli.

v. act. terme commun à plusieurs artistes, aux manufacturiers en soie, laine, fil, coton, etc. aux doreurs ; c'est, chez les premiers, donner un apprêt de gomme ou de colle ; chez les seconds, c'est placer une couche de la matière qui doit servir d'assiette à l'or.

ENCOLLER, terme de Doreur, préparation qu'on donne au bois dont on veut se servir pour dorer ; ce qui se fait en y appliquant une ou plusieurs couches de la colle préparée pour cet effet. On l'emploie toute bouillante, parce qu'elle pénétre mieux ; on l'affoiblit avec un peu d'eau si elle est trop forte ; et on la couche avec une brosse de poil de sanglier, en adoucissant, si c'est un ouvrage uni. S'il y a de la sculpture, on met la colle en tapant avec la brosse, ce qui s'appelle encoller. Voyez l'article DORURE. Dict. de Trev.

S. m. en terme de Doreur, c'est une espèce de foret formant une demi-losange par son bout tranchant. On s'en sert pour creuser un trou et l'élargir assez à l'extérieur, pour y river la tête d'une vis, afin qu'elle ne surpasse pas le reste de la pièce. Voyez Pl. du Doreur, fig. 20.

FRAISOIR, outil d'Ebéniste, espèce de vilebrequin, dont la meche est terminée par un petit cône à rainure : il sert à faire des trous dans les matières peu épaisses et sujettes à éclater, comme sont tous les ouvrages de placage et de marqueterie. Voyez MARQUETERIE ; et la fig. 10, qui représente seulement le fraisoir séparé de son vilebrequin.

GOUJON

GOUJON, en Architecture ; c'est une grosse cheville de fer sans tête, qui sert à retenir des colonnes entre leurs bases et le fust ; le chapiteau avec le fust ou tige ; des balustres entre leur socle et tablette, et à d'autres usages. (P)

GOUJON D'UNE POULIE, (Mécanique) voyez BOULON,

GOUJON DE POMMES, en terme de Doreur, sont des broches de fer sur lesquelles on travaille les pommes de carrosse. On les monte sur le carrosse. Ces broches sont prises dans le corps de la pomme, quand on la fond.