(terme d'Ouvrier) c'est se servir d'une pierre-ponce pour enlever de dessus quelque superficie le raboteux qui y est afin de rendre l'étoffe plus unie et plus douce.

PONCER, terme de Chapelier, qui signifie tondre un chapeau, ou en ôter les plus longs poils pour le rendre plus ras, en passant la pierre-ponce par-dessus. Quand on fait cette opération avec de la peau de chien de mer, on l'appelle rober. Voyez ROBER.

PONCER UN CUIR, (Corroyeur) c'est enlever avec une pierre-ponce très-rude les petits morceaux de chair qui peuvent rester sur les peaux qu'on corroye, après qu'ils ont été boutés et écharnés par le corroyeur ; cette façon ne se donne qu'aux peaux de veaux, et s'appelle poncer de chair.

PONCER LE PARCHEMIN, terme de Parcheminier, qui signifie le bien unir en passant la pierre-ponce par-dessus après qu'il a été bien raturé sur le sommier. Cette façon se donne sur une forme ou banquette couverte de toile et rembourrée, qu'on appelle selle à poncer. Quand le parchemin a été poncé, il est en état pour-lors de recevoir l'écriture et d'être mis en vente.

PONCER, (Orfèvrerie) ce mot se dit chez les Orfèvres, lorsqu'on rend la vaisselle d'argent matte, en la frottant avec de la pierre-ponce. (D.J.)

PONCER, (Dessein) c'est une manière de transporter un dessein au papier, sur quelque corps que ce sait, en piquant tout le contour du dessein avec la pointe d'une aiguille, et en faisant passer une poussière au-travers des trous, pour marquer tous les traits chacun à leur place. On se sert quelquefois de cette méthode dans plusieurs ouvrages de peinture et dans la broderie, mais surtout dans les ornements. (D.J.)

PONCER UNE TOILE, (Toilerie) c'est la marquer à l'un des bouts de la pièce avec une sorte d'encre faite de noir de fumée broyé avec de l'huile. (D.J.)