Tannerie

S. f. (Tannerie ou Mégie) c'est une peau de bélier, mouton ou brebis, passée avec le tan ou avec le redon. La basanne a différents usages suivant les différents apprêts qu'elle a reçus : on en a fait des couvertures de livres, des porte-feuilles ; on en couvre des chaises, fauteuils, banquettes, etc. on l'emploie aussi à faire des tapisseries de cuir doré. Voyez CUIRS.

Il y a plusieurs sortes de basannes ; savoir les basannes tannées ou de couche, les basannes coudrées, les basannes chipées, les basannes passées en mesquis, et les basannes aludes.

S. m. (Tannerie) c'est près d'un moulin à tan un bâtiment servant de magasin pour contenir les écorces de chêne.
v. act. (Tannerie) c'est séparer, avec le couteau tranchant, d'une peau de veau les oreilles, le bout des pieds, de la queue, en un mot toutes les extrémités superflues.
S. f. (Tannerie) c'est le nom d'une grande cuve où l'on met les cuirs en coudrement. Voyez l'article TANNER.
(Tannerie) c'est lui faire tomber le poil ou bourre après qu'il a passé par le plain pour le disposer à être tanné. Quelques-uns disent peler, au lieu de plamer. La chaux employée à cet effet s'appelle plamée.
S. m. terme de Tanneur, qui se dit des cuirs qui ont passé sous la quiosse. Le quiossage des cuirs ne se fait qu'après qu'ils ont été lavés & écharnés à la riviere. Les mégissiers se servent du même terme à l'égard des peaux qu'ils préparent. Savary.
S. f. terme de Tanneur ; c'est une maniere de pierre à aiguiser, avec laquelle on quiosse le cuir, c'est-à-dire avec laquelle on frotte le cuir, pour en faire sortir l'ordure.
S. m. (Tannerie et Jardinage) l'écorce du chêne hachée et moulue en poudre par les roues d'un moulin à tan ; on s'en sert à la préparation des cuirs. Voyez ECORCE et TANNERIE.

Le tan nouveau est le plus estimé, car lorsqu'il est vieux et suranné, il perd une partie de sa qualité qui le rend propre à condenser ou à boucher les pores du cuir ; de sorte que plus on laisse les peaux dans le tan, plus elles acquièrent de force et de fermeté.