S. f. ustensile de marchand de blé et d'avoine ; vaisseau pyramidal qui a un long carré, dont le dessous est de cuir, et le dessus d'un treillis de fil de laiton ; en sorte que les grains se criblent en quelque sorte, à mesure qu'ils tombent dans un cuvier qui est au bas. La trémie sert aussi pour l'étalonnage des mines et minots, qui servent à mesurer les grains et les légumes secs. (D.J.)

TREMIE, terme de Layetier ; petite machine composée d'un fond avec des rebords, et d'un corps en dos d'âne, au haut duquel il y a un couvercle, qu'on ouvre et qu'on ferme, par où on met du grain pour les pigeons, et d'où il tombe peu-à-peu dans le fond de la trémie, à mesure qu'ils le mangent.

TREMIE, terme de Meunier ; c'est une sorte de grande cage de bois carrée, fort large par le haut, et fort étroite par le bas, faite en forme de pyramide renversée, qui sert au moulin pour faire écouler peu-à-peu par un auget le blé sur les meules, afin d'en faire de la farine. Cette trémie est portée par deux pièces de bois, qu'on appelle trémions, qui s'entretiennent par des chevalets. Elle sert aussi dans les greniers à sel, pour faire couler le sel dans les mesures. (D.J.)

TREMIE, bandes de, terme de Maçonnerie ; ce sont des bandes de fer qui servent à soutenir les âtres et les languettes de cheminées.