Littérature

(Littérature) poison dont les Scythes et quelques autres peuples barbares frottaient la pointe de leurs fleches ; le toulola des Indiens modernes est peut-être le même poison ; ce qui est certain d'après le témoignage des historiens, c'est que la plaie touchée par le toxicum des Scythes était mortelle ; d'où vient qu'on a employé le même mot dans la langue latine, pour marquer un poison dont rien ne peut empêcher l'effet. (D.J.)
S. f. pl. (Littérature) nom que donnaient les Romains aux billets ou diplomes que l'empereur accordait à ceux qu'il envoyait dans les provinces, ou qu'il en rappelait, pour que ces personnes eussent le droit de prendre des chevaux de la poste impériale, et d'être défrayés sur toute la route. (D.J.)
S. f. (Littérature) espèce de pièce dramatique représentant une action qui se passe entre des personnes illustres, et dont l'événement n'est ni triste, ni sanglant, et où il entre quelquefois un mélange de caractères moins sérieux.

M. Dacier prétend que l'antiquité n'a point connu ces sortes de compositions, où l'on confond le sérieux avec le comique, et l'épithète que Corneille leur donne de comédie héroïque ne justifie point leur irrégularité.

S. f. (Littérature) , espèce d'habit particulier que portaient les parasites pour pouvoir venir souper chez leurs protecteurs sans invitation ; cette espèce d'habit était, pour ainsi dire, la livrée du maître de la maison ; mais ce nom n'est pas honorable pour celui qui le porte ; car c'est un mot composé de , je cours, et un souper. (D.J.)
S. f. (Littérature) semiternaria, espèce de césure dans les vers latins, qui arrive lorsque après le premier pied du vers, il reste une syllabe impaire, par laquelle commence le pied suivant, comme dans ce vers :

Ille latus niveum molli fultus hyacintho.