v. act. (Architecture) c'est mesurer un ouvrage avec la taise pour en prendre les dimensions, ou pour en faire l'estimation. Et retaiser, c'est taiser de nouveau, quand les experts ne sont pas convenus du taisé.

Taiser à taise bout avant, c'est taiser les ouvrages sans retour ni demi-face, et les murs tant plein que vuide, le tout carrément, sans avoir égard aux saillies, qui doivent néanmoins être proportionnées au lieu qu'elles décorent.

Taiser aux us et coutumes, c'est mesurer tant plein que vuide, en y comprenant les saillies ; en sorte que la moindre moulure porte demi-pié, et toute moulure couronnée un pied, lorsque la pierre est piquée, et qu'il y a un enduit, etc.

Taiser la couverture, c'est mesurer la superficie d'une couverture, sans avoir égard aux ouvertures ni aux croupes, et en évaluant les lucarnes, yeux de bœuf, arestières, égouts, faites, etc. en taises ou pieds, suivant l'usage.

Taiser la taille de pierre, c'est réduire la taille de toutes les façons d'une pierre aux parements seulement, mesurés à un pied de hauteur sur six pieds courants par taise. Lorsque ce sont des moulures, chaque membre couronné de son filet est compté pour un pied de taise, dont les six font la taise, c'est-à-dire que six membres couronnés sur une taise de long, qui ne sont comptés que pour une taise à l'entrepreneur, sont comptés pour six taises au tailleur de pierre qui travaille à sa tâche.

Taiser le bois, c'est réduire et évaluer les pièces de bois de plusieurs grosseurs, à la quantité de trois pieds cubes, ou de douze pieds de long sur six pouces de gros, réglée pour une pièce.

Taiser le pavé, c'est mesurer à la taise carrée superficielle, sans aucun retour. Le prix est différent selon l'ouvrage. Les ouvrages de fortification se taisent à la taise cube dont 216 pieds font la taise. (D.J.)