Littérature romaine

subst. m. gladiator, (Littérature et Histoire romaine) celui qui pour le plaisir du peuple combattait en public sur l'arene, de gré ou de force, contre un autre homme ou contre une bête sauvage, avec une arme meurtrière, cum gladio ; et c'est de-là qu'est venu le mot de gladiateur.

Ce spectacle ne s'introduisit point à Rome à la faveur de la grossiereté des cinq premiers siècles qui s'écoulèrent immédiatement après sa fondation : quand les deux Brutus donnèrent aux Romains le premier combat de gladiateurs qu'ils eussent vu dans leur ville, les Romains étaient déjà civilisés ; mais loin que la politesse et la mollesse des siècles suivants aient dégouté ce peuple des spectacles barbares de l'amphithéâtre, au contraire elles les en rendirent encore plus épris. Nous tâcherons de découvrir les raisons de ce genre de plaisir, après avoir rassemblé sous un point de vue l'histoire des gladiateurs trop hérissée d'érudition, trop diffuse, et trop peu liée dans la plupart des ouvrages sur cette matière.

S. f. (Littérature romaine) en latin basterna et lectica. C'était chez les Romains comme parmi nous, une espèce de corps de carrosse, suspendu sur des brancards. Entrons dans quelques détails.

Les Romains avaient deux sortes de voitures portatives, dont les formes étaient différentes, et qui étaient différemment portées ; savoir, l'une par des mulets, on l'appelait basterna, et l'autre par des hommes, on la nommait lectica.

La basterne ou la litière proprement nommée selon nos usages, a été parfaitement décrite dans une ancienne épigramme que voici :

S. f. pl. lupercalia, (Littérature romaine) fête instituée à Rome en l'honneur de Pan. Elle se célébrait, selon Ovide, le troisième jour après les ides de Février.

Romulus n'a pas été l'inventeur de cette fête, quoiqu'en dise Valere-Maxime ; ce fut Evandre qui l'établit en Italie, où il se retira soixante ans après la guerre de Troie. Comme Pan était la grande divinité de l'Arcadie, Evandre, natif d'Arcadie, fonda la fête des lupercales en l'honneur de cette divinité, dans l'endroit où il bâtit des maisons pour la colonie qu'il avait menée, c'est-à-dire sur le mont Palatin. Voilà le lieu qu'il choisit pour élever un temple au dieu Pan, ensuite il ordonna une fête solennelle qui se célébrait par des sacrifices offerts à ce dieu, et par des courses de gens nuds portant des fouets à la main dont ils frappaient par amusement ceux qu'ils rencontraient sur leur route. Nous apprenons ces détails d'un passage curieux de Justin, lib. XLIII. cap. j. In hujus (montis Palatini) radicibus templum Lycaeo, quem Graeci Pana, Romani Lupercum appelant, constituit Evander, Ipsum dei simulachrum nudum, caprinâ pelle amictum est, quo habitu, nunc Romae lupercalibus decurritur.

(Littérature romaine) matronalia, matronales feriae, fêtes que les gens mariés célébraient religieusement à Rome le premier jour de Mars ; les femmes en mémoire de ce qu'à pareil jour les Sabines qui avaient été enlevées par les Romains, firent la paix entre leurs maris et leurs pères ; et les hommes pour attirer la faveur des dieux sur leur mariage. Ovide vous indiquera les autres causes de l'institution des matronales ; je me contenterai de dire qu'on les célébrait avec beaucoup de plaisir et de pompe.

S. f. (Littérature romaine) c'était chez les Grecs l'habit de dessous, indusium, . Depuis que les Romains prirent une seconde tunique, on appela celle de dessus tunica superaria, , et celle de dessous tunica subucula ; celle-ci était de lin, et répondait à nos chemises d'aujourd'hui ; une chemise de lin usée se nommait subula trita. (D.J.)