Poésie

ou ADONIEN, adject. (Poésie) sorte de vers fort court, usité dans la poésie Grecque et Latine. Il n'est composé que de deux pieds, dont le premier est dactyle, et le second un spondée ou trochée, comme rara juventus.

On croit que son nom vient d'Adonis, favori de Venus, parce que l'on faisait grand usage de ces sortes de vers dans les lamentations ou fêtes lugubres qu'on célébrait en l'honneur d'Adonis Voyez ADONIES ou ADONIENNES. Ordinairement on en met un à la fin de chaque strophe de vers sapphiques, comme dans celle-ci :

S. f. en Poésie ; c'est, selon quelques-uns, la troisième partie du poème dramatique chez les anciens, dans laquelle les intrigues nouées dans l'épitase se soutiennent, continuent, augmentent jusqu'à ce qu'elles se trouvent préparées pour le dénouement, qui doit arriver dans la catastrophe, ou à la fin de la pièce. Voyez EPITASE et CATASTROPHE. Quelques auteurs confondent la catastase avec l'épitase, ou ne les distinguent tout au plus qu'en ce que l'une est le commencement, et l'autre la suite du nœud ou de l'intrigue.

S. f. en Poésie ; c'est le changement ou la révolution qui arrive à la fin de l'action d'un poème dramatique, et qui la termine. Voyez DRAME et TRAGEDIE.

Selon Scaliger, la catastrophe était la quatrième et dernière partie des tragédies anciennes, où elle succédait à la catastase : mais ceux qui retranchant celle-ci, ne comptent que la protase, l'épitase, et la catastrophe, appellent cette dernière la troisième. Voyez CATASTASE.

S. m. en Poésie, pièce de vers composée en entier de vers ou de passages pris de côtés et d'autres, soit dans le même auteur, soit dans différents écrivains, et disposés seulement dans une nouvelle forme ou un nouvel ordre qui compose un ouvrage, et donne à ces lambeaux un sens tout différent de celui qu'ils ont dans l'original.

Ce mot est latin, cento, et signifie à la lettre un manteau fait de pièces rapportées : il vient du grec , qui veut dire la même chose. Les soldats romains dans les siéges se servaient de centons, ou de vieilles étoffes rapetassées, pour se garantir des traits de l'ennemi ; et l'on couvrait aussi au même dessein les machines de guerre, les galeries, et autres choses nécessaires aux approches, de peaux de bêtes fraichement écorchées, que les auteurs appellent centons. Voyez CENTONAIRES.

adj. m. f. en Poésie, épithète que l'on donne aux piéces écrites pour le théâtre, et aux poèmes dont le sujet est mis en action, pour les distinguer du poème épique, qui consiste partie en actions et partie en récit. Voyez THEATRE, DRAME, POEME.