Orgue

AINES et DEMI-AINES, s. f. (Orgue) ce sont les premières des pièces de peau de mouton Y de forme de losange, et les secondes des pièces X de la même étoffe, qui sont triangulaires ; elles servent à joindre les éclisses et les têtières des soufflets d’orgue. Voyez SOUFFLET D'ORGUE, et la figure 25. Pl. d’Orgue.
S. f. (Orgue) ce sont de petites parties du sommier fort ingénieusement imaginées, pour pouvoir faire entrer un fil de fer dans la laye, sans que le vent dont elle est remplie, puisse sortir par le trou par où le fil de fer passe. Voyez la fig. 5.

Le n°. 1. représente les différentes parties dont une boursette est composée. A est un petit morceau d'osier d'une ligne ou deux, plus long que la planche de la laye n'a d'épaisseur. d e est un fil de fer enfilé dans l'osier. A l'extrémité d, on fait un anneau avec les pincettes rondes. B est un morceau de peau d'agneau fort délié. C est un autre petit morceau d'osier d'une ligne et demie ou deux de long, que l'on enfile pardessus la peau d'agneau. On met de la colle aux bouts des morceaux d'osier qui touchent la peau. On coupe ensuite le fil de fer e, en sorte qu'il n'en reste que pour faire un anneau e. N°. 2. et n°. 3. lorsque la boursette est ainsi préparée, on perce des trous dans la planche de dessous de la laye : ces trous doivent être seulement un peu plus grands que les morceaux d'osier n'ont de grosseur, afin qu'ils puissent y passer librement. Du côté de l'intérieur de la laye, on élargit les trous en les brulant avec un fer chaud : ce fer doit avoir une tête hémisphérique, pour former comme un bassin concave. Lorsque les trous sont ainsi préparés : on passe le grand morceau d'osier dedans, et on colle les bords de la peau sur les bords évasés du trou, comme on voit au n°. 3. La colle dont on se sert est la colle-forte ordinaire, avec laquelle on colle le bois. Pour faire prêter la peau à la même forme que les trous des boursettes, on se sert d'un morceau de bois arrondi par le bout, comme le fer à bruler dont on a parlé ci-devant, avec lequel en appuyant sur la peau que l'on vient de coller, on lui fait prendre la forme des trous. La peau prête facilement, surtout lorsqu'elle n'a pas été étirée, c'est-à-dire autant étendue qu'elle peut l'être avant de l'employer à cet usage.

S. m. (Jeu d'Orgue) sonne l'unisson du 8 pieds. Voyez la table du rapport de l'étendue des jeux de l'Orgue. C'est un jeu d'anche dont le corps A B, fig. 47. Pl. d'Orgues, est par-tout du même diamètre ou de forme cylindrique ; il est terminé par embas par une portion conique B C qu'on appelle la pointe, à l'extrémité de laquelle est soudée une noix garnie de son anche et de sa languette, que l'on accorde par le moyen de la rasette qui traverse la noix et vient appuyer dessus. Voyez TROMPETTE, dont ce jeu ne diffère que parce que le corps du tuyau est d'un bout à l'autre du même diamètre.

S. m. terme d'Organiste, est un jeu fait de plomb, et en forme de fuseau par le haut, comme la fig. 38. Pl. d'orgue, le représente. Il sonne la quinte au-dessus du prestant ou 4e pied. Voyez la table du rapport et de l'étendue des jeux de l'orgue, et l'article ORGUE, où la facture de ce jeu est expliquée.

Dans quelques orgues, le nasard n'est point en fuseau ; dans ce cas, les basses sont à cheminées, et les dessus ouverts.

v. act. terme d'Organiste, c'est unir une petite orgue à un clavecin, ou à quelque autre instrument semblable, à une épinette, par exemple, en sorte qu'en abaissant les touches de cet instrument, on fasse jouer l'orgue en même-temps. (D.J.)