Ecrivain

S. f. (Ecrivain) Les Ecrivains entendent par l'aile d'une plume la partie supérieure et barbue d'une plume : ils y distinguent le dessus et le dessous ; la partie cannelée qu'ils nomment l'aile intérieure ou le dedans de l'aile, et la partie lisse qu'ils appellent l'extérieure ou le dessus.

AILE, ala. Les Hébreux sous le nom d'aile entendent non-seulement les ailes des oiseaux, mais aussi le pan des habits, l'extrémité d'un pays, les ailes d'une armée ; et dans le sens figuré et métaphorique, la protection, la défense. Dieu dit qu'il a porté son peuple sur les ailes des aigles ; c'est-à-dire, qu'il les a tirés de l'Egypte comme un aigle porte ses petits sous ses ailes. Le Prophète prie Dieu de le protéger sous ses ailes : il dit que les enfants des hommes espèrent dans la protection de ses ailes, in tegmine alarum tuarum sperabunt. Ruth prie Booz d'étendre sur elle l'aile de son habit : expande pallium tuum (Hébreu) alam tuam super famulam tuam. Dans Jérémie ij. 34, le sang s'est trouvé dans vos ailes, dans le pan de vos habits. Isaïe parlant à l'armée du Roi d'Israèl et de Syrie, qui devait venir sur les terres de Juda, dit : l'étendue de ses ailes remplira toute votre terre, ô Emmanuel. Le même Prophète nomme les sistres des Egyptiens cimbalum alarum, apparemment à cause des baguettes qui jouaient dans les trous du sistre. Exod. xjx. 4. Deut. xxxij. 11. Psal. xxj. 9. xxv. 8. Ruth iij. Is. viij. 8. et xviij.

S. m. (Ecrivain et Librairie) c'est un couteau d'ivoire ou de buis : il est fait à deux tranchants parallèles ; les deux bouts en sont arrondis. On s'en sert pour couper les feuillets d'un livre, ou mettre des feuilles de papier en carrés.

COUPOIR, (Fonderie en caracteres) Instrument servant aux Fondeurs de caractères d'Imprimerie, pour couper aux corps des caractères, certaines parties qui nuiraient à l'impression, et pour les rendre plus propres. De ces instruments il y en a de deux façon, de bois et de fer. Ceux de bois sont les plus anciens, et ils subsistent depuis l'origine de la Fonderie. C'est un billot de bois d'un seul morceau, assujetti à hauteur d'appui sur une espèce de banc fermé à l'entour, pour recevoir les rognures des lettres. Ce billot est entaillé dans toute sa longueur de trois à quatre pouces de profondeur. Dans cette entaille, aux parois du côté gauche, on met le justifieur, aussi de bois, qui contient deux ou trois cent lettres plus ou moins, suivant leur grosseur, arrangées à côté les unes des autres ; puis entre ce justifieur et le parois à droite du billot, on place un coin de bois qui en remplit le vuide, et qui frappé à plusieurs coups de maillet, serre les lettres dans le justifieur, pour pouvoir souffrir l'effort d'un rabot avec lequel on les coupe. Voyez JUSTIFIEUR.

S. f. (Ecrivain) c'est le réservoir de tous les instruments propres à l'écrivain. Il y en a de bien des sortes : les unes ne reçoivent que l'encre, le canif et les plumes : les autres ont de plus un sablier ; une troisième espèce contient le pain à cacheter : ces trois premières peuvent être portatives. Il y en a une quatrième espèce qui n'est point portative ; c'est à-peu-près un nécessaire distribué en cassetins, où se trouvent plume, canif, sable, cire d'Espagne, cachet, crayon, règle, sandarach. Voyez la première Planche de l'Ecrivain.

adj. (Ecrivain) est usité dans l'écriture. Un caractère ouvert dont les traits sont assez ronds, les lettres également écartées les unes des autres, les mots, les lignes ; enfin, un caractère lisible, est celui que tout le monde peut lire aisément.
adj. (Ecrivain) se dit dans l'écriture, de certaines lettres qui ne se placent bien effectivement qu'au milieu des mots, comme f ainsi faite, d, r, p, etc. Voyez le vol. des Pl. à la table de l'écriture, Planche des majuscules coulées.