(Géographie) grande ville de Syrie, en Asie, sur le ruisseau Marsgras ou Coié. Long. 55. lat. 35. 50.

Le commerce d'Alep est le même que d'Alexandrette, qui n'est, à proprement parler, que le port d'Alep. Les pigeons y servent de couriers ; on les instruit à ce voyage, en les transportant d'un de ces endroits dans l'autre, quand ils ont leurs petits. L'ardeur de retrouver leurs petits, les ramène d'Alep à Alexandrette, ou d'Alexandrette à Alep, en trois heures, quoiqu'il y ait vingt à vingt-cinq lieues. La défense d'aller autrement qu'à cheval d'Alexandrette à Alep, a été faite pour empêcher par les frais le matelot de hâter la vente, d'acheter trop cher, et de fixer ainsi le tau des marchandises trop haut. On voit à Alep des marchands Français, Anglais, Hollandais, Italiens, Arméniens, Turcs, Arabes, Persans, Indiens, etc. Les marchandises propres pour cette échelle, sont les mêmes que pour Smyrne. Les retours sont en soie, toile de coton, comme amanblucies, anguilis, lizales, toiles de Beby, en Taquis, à Jamis, et indiennes, cotons en laine ou filés, noix de galle, cordouans, savons, et camelots fort estimés.