Histoire d'Asie

FO, FOé, (Histoire d'Asie) idole adorée sous différents noms par les Chinois idolâtres, les Japonais, et les Tartares. Ce prétendu dieu, le premier de leurs dieux qui soit descendu sur la terre, reçoit de ces peuples le culte le plus ridicule, et par conséquent le plus fait pour le peuple.

Cette idolâtrie née dans les Indes près de mille ans avant Jesus-Christ, a infecté toute l'Asie orientale ; c'est ce dieu que prêchent les bonzes à la Chine, les fakirs au Mogol, les Talapoins à Siam, les lamas en Tartarie ; c'est en son nom qu'ils promettent une vie éternelle, et que des milliers de prêtres consacrent leurs jours à des exercices de pénitence qui effraient la nature humaine : quelques-uns passent leur vie nuds et enchainés ; d'autres portent un carreau de fer qui plie leur corps en deux, et tient leur tête toujours baissée jusqu'à terre. Ils font accroire qu'ils chassent les démons par la puissance de cette idole ; ils opèrent de prétendus miracles : ils vendent au peuple la rémission des péchés ; en un mot leur fanatisme se subdivise à l'infini. Cette secte séduit quelquefois des mandarins ; et par une fatalité qui montre que la superstition est de tous les pays, quelques mandarins se sont fait tondre en bonzes par piété.

(Histoire de l'Asie) nom d'une secte de Béniants dans les Indes ; ils se distinguent des autres Béniants par les jeunes et les austérités les plus outrées ; ils ne possèdent aucuns biens, vont tout nuds, couvrant seulement les parties que la pudeur fait cacher dans nos climats ; ils se frottent le visage et tout le corps avec des cendres pour se défigurer davantage ; ils n'ont point de temples, vivent dans les bois et dans les déserts, et font leurs prières et leurs adorations dans de vieux bâtiments ruinés. Mandeslo ajoute plusieurs autres détails sur leur genre de vie, leurs rits et leur croyance ; mais il est vraisemblable qu'il n'en a pas été mieux informé qu'un voyageur indien le serait de l'ordre des capucins, en traversant quelques villages d'Espagne. (D.J.)
S. m. (Histoire d'Asie) officier qui a passé par tous les grades de son corps, et qui par cette raison a acquis le droit d'être membre du divan. Pococ. aegypt. pag. 166. (D.J.)