S. f. (Histoire moderne) trésor du grand-seigneur. Voyez TRESOR et ECHIQUIER.

Là on met les registres des recettes, des comptes des provinces, dans des caisses cotées par années, avec les noms des provinces et des lieux. C'est-là aussi que l'on serre une partie des habits du grand-seigneur.

Tous les jours de divan on ouvre ce trésor, ou pour y mettre, ou pour en retirer quelque chose : il faut que les principaux officiers qui en ont la charge assistent à cette ouverture. Le tchaouch-bachi lève en leur présence la cire dont le trou de la serrure est scellé ; et l'ayant porté au grand-visir, ce ministre le baise d'abord, et puis le regarde. Il tire ensuite de son sein le sceau du grand-seigneur, qu'il y porte toujours, et il le donne au tchaouch-bachi, qui ayant enfermé et scellé le trésor, rapporte au visir, avec la même cérémonie, le sceau qu'il en avait reçu.

Il y a d'autres appartements où l'on enferme l'argent ; et dans lesquels les officiers n'entrent jamais avec des habits qui aient des poches. Dictionnaire de commerce.