Antiquité romaine

(Antiquité romaine) le recinium était une fête qu'on célebrait tous les ans à Rome le 24 de Février, en mémoire de ce que Tarquin le superbe fut chassé de la ville, et la monarchie détruite. Cette fête se renouvellait encore le 26 de Mai, jour où le roi des sacrifices nommait son successeur dans la place des comices ; et le sacrifice achevé, il s'enfuyait promtement, pour marquer la fuite précipitée du roi Tarquin. (D.J.)
(Antiquité romaine) on nommait ainsi des commissaires qui connaissaient des causes dans lesquelles il s'agissait du recouvrement et de la restitution des deniers et effets des particuliers. Quand la formule de l'action était réglée, le demandeur priait le prêteur de lui donner un tribunal ; alors le prêteur nommait les juges dont nous venons de parler ; mais il ne les nommait que dans les contestations de fait, comme en matière d'injures, etc. Voyez Hottoman. ad Ciceron. pro Caecin. ch. l. (D.J.)
S. m. (Histoire romaine) on nommait ainsi chez les Romains les entrepreneurs pour la construction, ou la réparation des ouvrages publics ; c'était avec eux que les censeurs concluaient tous les traités qui concernaient cette partie de la police générale.

S. m. (Antiquité romaine) nom d'un petit temple qui était bâti à 2 milles de Rome dans l'endroit où Annibal avait posé son camp, et s'était ensuite retiré sans rien faire. On se persuada que les dieux, protecteurs de Rome, avaient frappé le général des Carthaginois d'une terreur panique, et l'on éleva cette chapelle en mémoire d'un événement si mémorable.
S. f. (Antiquité romaine) fête que l'on faisait à Rome le six avant les calendes de Mars. Les anciens ne conviennent pas de l'origine de la fête : les uns rapportent que c'est en mémoire de l'évasion de Tarquin le superbe, lorsque la ville recouvra sa liberté. Les autres prétendent qu'elle fut instituée, parce que le roi des choses sacrées s'enfuyait après qu'il avait sacrifié. Le premier sentiment fondé sur l'autorité d'Ovide, de Festus, et d'Ausone, parait bien plus vraisemblable que le second qui est de Plutarque ; à moins qu'on ne dise pour les concilier, que le roi des choses sacrées fuyait ce jour-là, pour rappeler la mémoire de cette fuite du dernier des rois de Rome. (D.J.)