Antiquité romaine

(Antiquité romaine) Festus nommait ainsi les freres Arvaux, qui étaient employés à purifier les arbres foudroyés ; ils faisaient dans cette cérémonie un sacrifice avec de la pâte cuite sous les cendres. Voici les termes trouvés à Rome, sur une table de bronze antique.

LIII. ID. DEC. FRATRES. ARVALE. IN LUCO. DEAE. DIAE. VIA. CAMPANA. APUD. LAP. Voyez CONVENERE. PER. C. PORC. PRISCUM. MAG. ET. IBI. IMMOLAV. QUOD AB ICTU. FULMINIS. ARBORES LUCI SACRI D. D. ATTACTAE ARDUERINT EARUMQUE ADOLEFACTARUM ET. IN. EO LUCO SACRO. ALIAE SINT REPOSITAE.

S. f. pl. (Antiquité romaine) suovetaurilia, où l'on immolait un verrat, un bélier, et un taureau, comme le prouve le mot même suovetaurilia, qui est composé de sus, ovis, taurus ; le mot ove est pris ici pour un bélier ; car c'est le mâle de l'espèce qui n'était point coupé, qu'on offrait dans cette cérémonie ; d'où vient qu'on l'appelait autrement solitorilia, c'est-à-dire, selon Sextus Pompeïus, solida, mot qui signifie que les animaux étaient entiers, et qu'ils n'avaient perdu aucune partie de leur corps.

S. f. (Habit des dames romains) en latin syrma, mante à longue queue trainante ; les dames romaines l'attachaient avec une agraffe plus ou moins riche sur l'épaule.

Il faut savoir que les dames par-dessus leur stole, portaient la mante ou la symare dont nous venons de parler. La queue extrêmement trainante de cette symare, se détachait de tout le reste du corps, depuis les épaules, où elle était attachée avec une agraffe, le plus souvent garnie de pierreries, et se soutenait à une longue distance par son propre poids : la partie supérieure portait ordinairement sur l'épaule et sur le bras gauche, pour donner plus de liberté au bras droit, que les femmes portaient découvert comme les hommes ; elle formait par-là en descendant, un grand nombre de plis qui donnaient de la dignité et de la grâce à cet habillement.

(Antiquité romaine) longue robe commune aux deux sexes, et qui trainait jusqu'à terre, elle était d'usage sur le théâtre, pour représenter avec plus de dignité les héros et les héroïnes. (D.J.)
(Antiquité romaine) c'est-à-dire nouveaux régistres ; c'était le nom d'un plébiscite qui se publiait quelquefois dans la république romaine, et par lequel toutes sortes de dettes généralement étaient abolies, et toutes obligations annulées. On l'appelait tabulae, tablettes, parce qu'avant qu'on se servit du papyrus ou du parchemin, pour écrire les actes, on les gravait avec un petit style sur de petites tablettes de bois mince enduites de cire. Ce nom latin tabulae demeura même à tous les actes publics, après qu'on eut cessé de les graver sur des plaques de cuivre, et lorsqu'on les écrivit sur du parchemin et sur du papier. On appelait l'édit du peuple romain tabulae novae, parce qu'il obligeait de faire de nouvelles tablettes, de nouveaux registres pour écrire les actes, les créanciers ne pouvant plus se servir de leurs anciens contrats d'obligation. Aulu-Gelle, liv. IX. c. vj. (D.J.)