Antiquité romaine

(Antiquité romaine) les thermes étaient chez les Romains de grands édifices, principalement destinés pour les bains chauds ou froids ; nous verrons dans la suite que ces bains étaient publics ou particuliers.

Thermae, du grec , chaleur. Tite-Live, liv. XXXVI. c. xv. en décrivant le pays des thermopyles, dit que ce lieu était nommé pylae, et par d'autres thermopylae, parce qu'on trouvait des eaux chaudes dans l'endroit le plus resserré entre les montagnes.

Les Romains par ce mot therma, entendaient des bains d'eau chaude ; et on l'appliqua tellement aux édifices où étaient ces bains, qu'il s'étendit même jusqu'à ceux où l'on se baignait dans de l'eau froide.

S. m. (Antiquité romaine) les thymélies étaient des chansons en l'honneur de Bacchus ; ces chansons tirèrent leur nom de Thymélée fameuse baladine, qui fut agréable à l'empereur Domitien : on appela par la même raison thyméliens, les gens de théâtre qui dansaient et chantaient dans les intermèdes ; enfin le lieu où ils faisaient leurs représentations, reçut aussi le nom de thymélé. (D.J.)
S. m. pl. (Antiquité romaine) il y avait à Rome un college de prêtres nommés les confreres titi ens, titii sodales, dont les fonctions étaient de faire les sacrifices et les cérémonies des Sabins. Tacite, dans ses annales, dit qu'ils furent établis par Romulus pour honorer la mémoire du roi Tatius dont le surnom était Titus. (D.J.)
S. m. pl. (Antiquité romaine) Strabon et d'autres auteurs admettent des tityres dans la troupe bacchique : ils avaient tout à fait la figure humaine ; des peaux de bêtes leur couvraient une petite partie du corps. On les représentait dans l'attitude des gens qui dansent en jouant de la flute : quelquefois ils jouaient en même temps de deux flutes, et frappaient des pieds sur un autre instrument appelé scabilla ou crupezia. Virgile et Théocrite emploient le nom de tityres dans leurs bucoliques, et le donnent à des bergers, qui jouissant d'un grand loisir, s'amusent à jouer de la flute en gardant leurs troupeaux. (D.J.)
S. f. (Histoire des habits romains) toga ; habit particulier aux Romains, et qui leur couvrait tout le corps.

Le premier habit dont se soient servi les Romains était la toge ; que l'usage leur en soit venu des Lydiens ; que ceux-ci l'aient emprunté des Grecs ; qu'au rapport d'Artémidore, un roi d'Arcadie en ait laissé la mode aux habitants de la mer Ionienne ; ou que, pour parler avec plus de vraisemblance, Rome ne soit redevable de tous ces ajustements, qu'au besoin et à la commodité, au commerce de ses voisins, au goût et au caprice même. Toutes ces recherches ne jettent aucun éclaircissement sur la forme et la diversité de cette espèce d'habit. C'est donc assez de dire, que c'était une robe longue allant jusqu'aux talons, sans manches, et qui se mettait sur les autres vêtements.