Antiquité romaine

JEUX, (Antiquité romaine) on nommait jeux triomphaux, ceux qu'on représentait à l'occasion de quelque triomphe. Voyez TRIOMPHE. (D.J.)
(Histoire romaine) cérémonie et honneur extraordinaire accordé par le sénat de Rome et quelquefois par le peuple, pour récompenser un général qui par ses actions et ses victoires avait bien mérité de la patrie.

Romulus et ses successeurs furent presque toujours en guerre avec leurs voisins, pour avoir des citoyens, des femmes et des terres. Ils revenaient dans la ville avec les dépouilles des peuples vaincus : c'étaient des gerbes de blé et des troupeaux, objets d'une grande joie. Voilà l'origine des triomphes qui furent dans la suite la principale cause des grandeurs où parvint la ville de Rome.

TRIUMVIR

TRIUMVIRS, des colonies, (Histoire romaine) triumviri coloniae deducendae, magistrats préposés pour établir des colonies.

Ces sortes de magistrats se créaient dans une assemblée du peuple par tribus : toutes les fois que les Romains envoyaient des colonies dans les pays qu'ils avaient soumis, pour maintenir les peuples dans l'obéissance et les empêcher de secouer le joug, on choisissait des magistrats qu'on appelait ou duumvirs, ou triumvirs, ou décemvirs, selon le nombre dont ils étaient composés. Quand par un ordonnance du peuple, ou par un decret du sénat, on avait déterminé la colonie et fait le choix de ceux qui la devaient remplir, on chargeait les triumvirs de la conduire : c'était à eux de l'établir, de faire le département des terres qui lui étaient adjugées, et d'assigner à chacun ce qu'on lui donnait en propre à cultiver ; après cela, ils traçaient avec une charrue les limites du terrain, dont ils avaient fait le partage. On voit des monuments de cette institution sur les médailles, où l'établissement des colonies est marqué par une charrue attelée de bœufs. (D.J.)

S. m. (Histoire romaine) c'est le nom latin que l'histoire à consacré à l'association faite par trois personnes, pour changer le gouvernement de la république, et s'en emparer contre les loix de l'état.

Etat de Rome sur la fin de la république. Rome montée au faite de la grandeur, se perdit par la corruption, par le luxe, par des profusions qui n'avaient point de bornes. Avec des désirs immodérés, on fut prêt à tous les attentats ; &, comme dit Salluste, on vit une génération de gens qui ne pouvaient avoir de patrimoine, ni souffrir que d'autres en eussent. Sylla, dans la fureur de ses entreprises, avait fait des choses qui mirent Rome dans l'impossibilité de conserver sa liberté. Il ruina dans son expédition d'Asie toute la discipline militaire : il accoutuma son armée aux rapines, et lui donna des besoins qu'elle n'avait jamais eu ; il corrompit une fois des soldats qui devaient, dans la suite, corrompre les capitaines.

JEUX, (Antiquité romaine) ludi trojani ; exercice militaire que les jeunes gens de qualité célébraient à Rome dans le cirque, à l'honneur d'Ascagne : Virgile en a fait la description la plus brillante dans le V. livre de l'Enéide, depuis le vers 545. jusqu'au vers 604. voici comme il la termine.

Hunc morem, hos cursus, atque haec certamina primus

Ascanius, longam muris cum cingeret Albam,

Rettulit, et priscos docuit celebrare latinos :