S. f. pl. (Histoire ancienne) fêtes très-célèbres instituées par les anciens latins, et qu'on faisait à Rome deux fois l'année en l'honneur de Jupiter, pour obtenir une vendange abondante.

La première se célébrait au commencement de Mai, et la seconde le 19 d'Aout. Celle-ci s'appelait vinalia rustica. Elle avait été instituée à l'occasion de la guerre des Latins contre Mezence, dans le cours de laquelle ce peuple voua à Jupiter une libation de tout le vin qu'on recueillerait cette année là. Comme au temps de la seconde on célébrait aussi à Rome la dédicace d'un temple de Vénus, quelques auteurs ont prétendu que les vinales se faisaient aussi en l'honneur de cette déesse ; mais Varron, liv. V. et Festus sur le mot rustica, distinguent ces deux cérémonies, et disent expressément que les vinales étaient un jour consacré à Jupiter et non à Vénus.

On prenait grand soin de les célébrer dans tout le Latium. En certains endroits c'étaient les prêtres qui faisaient d'abord publiquement les vendanges. Le flamen dialis commençait la vendange, et après avoir donné ordre qu'on recueillit le vin, il sacrifiait à Jupiter un agneau femelle. Dans le temps qui se passait depuis que la victime était découpée, et que les entrailles étaient données au prêtre pour les poser sur l'autel, le flamen commençait à recueillir le vin. Les loix sacrées tusculanes défendaient de voiturer du vin dans la ville avant qu'on eut observé toutes ces cérémonies. Enfin on ne goutait point de vin nouveau, qu'on n'en eut fait auparavant des libations à Jupiter.