Mythologie grecque

(Histoire grecque et Mythologie) cette fille d'Hécate et d'Aètes, roi de Colchide, joue un trop grand rôle dans la fable, dans l'histoire et dans les écrits des poètes, pour supprimer entièrement son article.

Pausanias, Diodore de Sicile, et autres historiens nous peignent cette princesse comme une femme vertueuse, qui n'eut d'autre crime que d'aimer Jason, qui l'abandonna lâchement, malgré les gages qu'il avait de sa tendresse, pour épouser la fille de Créon ; une femme qui, étant en Colchide, sauva la vie de plusieurs étrangers que le roi voulait faire périr, et qui ne s'enfuit de sa patrie que par l'horreur qu'elle avait des cruautés de son père : enfin, une reine abandonnée, persécutée, qui, après avoir eu inutilement recours aux garants des promesses de son époux, fut obligée de passer les mers pour chercher un asile dans les pays éloignés.

S. f. (Belles-lettres) poème épique d'Homère, dans lequel il décrit les aventures d'Ulysse retournant à Itaque après la prise de Troie. Voyez EPIQUE. Ce mot vient du grec , qui signifie la même chose, et qui est dérivé d', Ulysse.

Le but de l'iliade, selon le P. le Bossu, est de faire voir la différence de l'état des Grecs réunis en un seul corps, d'avec les Grecs divisés entre eux ; et celui de l'odyssée est de nous faire connaitre l'état de la Grèce dans ses différentes parties. Voyez ILIADE


Un état consiste en deux parties, dont la première est celle qui commande, la seconde celle qui obéit. Or il y a des instructions nécessaires et propres à l'une et à l'autre ; mais il est possible de les réunir dans la même personne.

Voici donc, selon cet auteur, la fable de l'odyssée. Un prince a été obligé de quitter son royaume, et de lever une armée de ses sujets, pour une expédition militaire et fameuse. Après l'avoir terminée glorieusement, il veut retourner dans ses états, mais malgré tous ses efforts il en est éloigné pendant plusieurs années, par des tempêtes qui le jettent dans plusieurs contrées, différentes par les mœurs, les coutumes de leurs habitants, etc. Au milieu des dangers qu'il court, il perd ses compagnons, qui périssent par leur faute, et pour n'avoir pas voulu suivre ses conseils. Pendant ce même temps les grands de son royaume, abusant de son absence, commettent dans son palais les désordres les plus criants, dissipent ses trésors, tendent des pieges à son fils, et veulent contraindre sa femme à choisir l'un d'eux pour époux, sous prétexte qu'Ulysse était mort. Mais enfin il revient, et s'étant fait connaitre à son fils et à quelques amis qui lui étaient restés fidèles, il est lui-même témoin de l'insolence de ses courtisans. Il les punit comme ils le méritaient, et rétablit dans son île la paix et la tranquillité qui en avaient été bannis durant son absence. Voyez FABLE.

 

S. m. (Mythologie grecque) dieu des Eléens. Pausanias raconte que les Arcadiens ayant fait une grande irruption en Elide, les Eléens s'avancèrent contr'eux pour éviter la prise de leur capitale. Comme ils étaient sur le point de livrer bataille, une femme se présenta aux chefs de l'armée, portant entre ses bras un enfant à la mamelle, et leur dit, qu'elle avait été avertie en songe que cet enfant combattrait pour eux. Les généraux éléens crurent que l'avis n'était pas à négliger ; ils mirent cet enfant à la tête de l'armée, et l'exposèrent tout nud ; au moment du combat cet enfant se transforma tout-à-coup en serpent, et les Arcadiens furent si effrayés de ce prodige, qu'ils se sauvèrent ; les Eléens les poursuivirent, en firent un grand carnage, et remportèrent une victoire signalée.