(Géographie moderne) fleuve de la Sarmatie européenne. Hérodote, l. IV. c. lj. met sept fleuves entre le Danube et le Tanaïs. Le premier est le Tyrés ; car c'est ainsi qu'il écrit. Pomponius Méla, Ptolémée, Scymnus de Chio, et Ovide, l. IV. ex. Ponto, epist. 10. v. 50. disent Tyras :

.... Nullo tardior amne Tyras.

Selon Strabon, du fleuve Tyras à la dernière embouchure du Danube, il y avait environ trois cent stades ; ce qui fait conclure que c'est aujourd'hui le Niester ou Dniester, nom qui parait avoir été formé de celui de Danaster, dont se sert Jornandès, de reb. getic. c. v. Ptolémée, l. III. c. x. nous apprend que le fleuve Tyras servit de bornes entre la Dace et la Sarmatie. Sur le bord de ce fleuve, il y avait une ville de même nom, appelée auparavant Ophiusa, selon Pline, liv. IV. ch. xij. ce qui est confirmé par le témoignage d'Etienne le géographe. (D.J.)