Histoire de France

S. m. (Histoire de France) officier supérieur établi autrefois dans quelques villes du royaume, comme à Lyon, à Vienne, etc. pour faire payer à ceux que le souverain avait mis sous leur sauvegarde, les impositions dues pour cela ; pour leur faire rendre justice des vexations qu'on pouvait exercer contre eux ; pour donner l'investiture des biens mouvants du domaine ; enfin pour connaitre par lui-même ou par ses officiers, des infractions à tous ces égards.

subst. et adj. masc. (Histoire de France) nom que l'histoire donne aux princes de la première race des rois de France, parce qu'ils descendaient de Mérovée. Cette race a régné environ 333 ans, depuis Pharamond jusqu'à Charles Martel, et a donné 36 souverains à ce royaume.

LES, sont en France un corps de la maison du Roi, destiné à combattre à pied et à cheval. Dans les voyages du Roi, lorsque le régiment des gardes n'y est pas, ils gardent le dehors de la maison où le Roi loge.

Les mousquetaires forment deux compagnies ; la première a des chevaux gris, ce qui fait donner aux mousquetaires qui la composent le nom de mousquetaires gris ; et la seconde des chevaux noirs, ce qui la fait nommer la compagnie des mousquetaires noirs.

Ces deux compagnies sont regardées comme une espèce d'école pour la guerre. Louis XIV. avait établi que toute la jeunesse de condition y servir ait au moins un an.

S. f. (Histoire de France) nos anciens historiens font ce mot masculin, et écrivent tantôt oriflamme, tantôt oriflambe, tantôt auriflamme, tantôt auriflambe ou oriflande : étendard de l'abbaye de Saint-Denis ; c'était une espèce de gonfanon ou de bannière, comme en avaient toutes les autres églises ; cette bannière était faite d'un tissu de soie couleur de feu, qu'on nommait cendal ou saint vermeil, qui avait trois fanons, et était entourée de houpes de soie. L'oriflamme de Saint-Denis était attachée au bout d'une lance, d'un fust, d'un bâton, que Raoul de Presles nomme le glaive de l'oriflamme.

GRAND, s. m. (Histoire de France) le grand panetier de France, était autrefois un officier de la maison du roi qui recevait les maîtres Boulangers, avait sur eux droit de visite et de confiscation, avec une juridiction dans l'enclos du palais nommé la paneterie, laquelle était exercée par un lieutenant-général. Les boulangers de Paris lui devaient un certain droit qu'on nommait bon denier et le pot de romarin.

Cet office du grand panetier était possédé par un homme du premier rang ; il jouissait de prérogatives qui le relevaient au-dessus de ses fonctions ; on voit dans les preuves de l'histoire de Montmorency, qu'en 1333, Burchard de Montmorency était panetarius Franciae, et qu'en cette qualité il eut un grand procès avec le prevôt des marchands et les échevins de la ville de Paris, qui soutenant les intérêts des boulangers de cette ville et des fauxbourgs, ne pouvaient souffrir qu'il exerçât la juridiction du panetier, ni l'inspection qu'il prétendait avoir sur eux ; mais il fut maintenu dans tous ses droits.