Geographie ancienne

sub. m. pl. (Géographie ancienne) peuples originaires de l'Illyrie ; la Dalmatie en était la partie orientale : elle était anciennement composée de vingt villes, dont les Dalmates révoltés sur le roi Gentius s'emparèrent d'abord. Ils étendirent ensuite leurs conquêtes jusqu'à-la mer Adriatique. Ils furent appelés Dalmates de Dalmium la capitale du pays. Les Romains les subjuguèrent. Mais ils n'appartinrent pas longtemps à l'empire Romain ; ils secouèrent le joug, prirent aux Lyburniens leur pays, et l'Illyrie aux Romains. La Dalmatie s'étendit encore ; mais les limites en furent resserrées dans la suite, et il s'en faut beaucoup que la Dalmatie nouvelle soit comparable à l'ancienne. Voyez l'article suivant.
S. f. (Géographie ancienne) petite province dépendante des Troyens, et située au nord de la Troade. La capitale portait le même nom ; elle était voisine de la source du Simoïs ; elle avait été bâtie par Dardanus. La Samothrace s'appela aussi Dardanie. Ce fut encore le nom de la Dacie méditerranée. Voyez DACES.
(Géographie ancienne) petite province de Caelésyrie, appelée Décapolis des dix villes principales qui la composaient. Les savants ne sont point d'accord sur ces villes. On prétend que le pays de Décapolis était situé à l'orient du Jourdain, et s'étendait du nord au midi, depuis l'Antiliban jusqu'à la mer de Galilée.
(Géographie ancienne, Littérature, Histoire) ville de la Grèce dans la Béotie, ou plutôt dans la Phocide, autrefois très-célèbre par son temple, son oracle, la Pythie, le mont Parnasse, etc. et qui n'est plus aujourd'hui qu'un amas de ruines sur lesquelles on a bâti un petit village appelé Castri, entre Salone et Livadia.

Les Grecs croyaient que Delphes était le milieu de toute la terre ; et ce ne sont pas les seuls qui ont cherché un milieu à la terre, quoique ce soit à-peu-près vouloir trouver la droite ou la gauche d'une colonne.

S. m. pl. (Géographie ancienne) anciens peuples de Thrace. On dit qu'ils s'affligeaient sur la naissance des enfants, et qu'ils se réjouissaient de la mort des hommes ; la naissance était, selon eux, le commencement de la misere, et la mort en était la fin. Il était bien difficile que les Dranses, qui regardaient la vie comme un mal, se crussent obligés de remercier les dieux de ce présent. Quoi qu'il en sait, l'opinion générale d'un peuple sur le malheur de la vie est moins une injure faite à la providence, qu'un jugement très-sévère de la manière dont ce peuple est gouverné. Ce n'est pas la nature, c'est la tyrannie qui impose sur la tête des hommes un poids qui les fait gémir et détester leur condition. S'il y avait sur la surface de la terre un lieu où les hommes redoutassent le mariage, et où les hommes mariés se refusassent à cette impulsion si puissante et si douce qui nous convie à la propagation de l'espèce et à la production de notre semblable, pour se porter à des actions illicites et peu naturelles, de peur d'augmenter le nombre des malheureux ; c'est-là que le gouvernement serait aussi mauvais qu'il est possible qu'il le sait.