Geographie ancienne

(Géographie ancienne) il y avait trois villes en Asie ainsi nommées, qu'il ne faut pas confondre ensemble. Celle dont Pline parle, l. III. chap. xxxij. était au couchant de la Bithynie et aux confins de l'Hellespont. La seconde, dont Ammien Marcellin fait mention liv. XXVII. chap. jx. était dans l'Isaurie, bien loin de la première, vers le midi. La troisième, que Justinien nomme dans ses novelles (novelle 29. chap. j.), était dans la Paphlagonie propre, au levant de la Bithynie ; et cette troisième était épiscopale. (D.J.)
(Géographie ancienne) le Gessoriacum de Suétone et de Ptolomée, ce fameux port des Romains d'où se faisait le passage des Gaules dans la Grande-Bretagne ; ce port décoré d'un phare magnifique bâti par Caligula, était Boulogne-sur-mer ; on n'en peut pas douter par l'ancienne carte de Peutinger, qui dit Gessoriacum quod nunc Bononia. Ce port était dans le pays des Morins ; et depuis Jules-César jusqu'au temps des derniers empereurs, tous ceux que l'Histoire dit être passés des Gaules dans la Grande-Bretagne, se sont embarqués à Gessoriacum, c'est-à-dire à Boulogne. Voyez la Martinière, et les mémoires de l'acad. des Inscrip. tom. IX. (D.J.)
(Géographie ancienne) ancien peuple de la Lybie intérieure et de la Guinée. Ils habitaient au midi de la Mauritanie, et s'avancèrent dans la Mauritanie et la Numidie. Ortelius croit que les Gétules étaient une nation errante, tantôt dans un lieu, tantôt dans un autre, qui ne se servait point de brides, et dont les chevaux étaient conduits à la baguette. Cette idée s'accorde parfaitement avec celle qu'en donnent Claudien et Silius Italicus. L'Afrique entière est quelquefois nommée Getulie par les Poètes. (D.J.)
Gnatia ou Egnatia, (Géographie ancienne) était une ville des Salentins ; on l'appelle aujourd'hui la Terre d'Anazzo ; elle est à quarante milles de Bari, et sur la même côte. Cette ville n'avait que des eaux salées, et ses habitants étaient fort superstitieux. Ils montraient aux étrangers un prétendu miracle (car tout le monde en a fait) ; ils mettaient, dit Pline, liv. I. chap. cvij. sur le seuil de leur temple des grains d'encens ou quelques morceaux de bois, et on les voyait consumer sans qu'on eut approché le moindre feu. Horace se moque de cette fourberie dont on le régala dans son voyage de Brindes ; voici ses propres paroles :

Cnidus, (Géographie ancienne) c'était anciennement une ville considérable de la Doride, contrée de la Carie dans l'Asie mineure, sur un promontoire fort avancé, qu'on appelait Triopum, présentement Capocrio. Outre les fêtes d'Apollon et de Neptune qu'on y célebrait avec la dernière magnificence, on rendait à Gnide un culte particulier à Vénus, surnommée Gnidienne ; c'était-là qu'on voyait la statue de cette déesse, ouvrage de la main de Praxitele, qui seul, dit Pline, annoblissait la ville de Gnide. Les curieux faisaient exprès le voyage de la Doride pour considérer de leurs propres yeux ce chef-d'œuvre de l'art. Nicomède avait tant d'envie de le posséder, qu'il voulut en donner de quoi payer les dettes immenses que cette ville avait contractées ; elle le refusa, parce que cette seule statue faisait sa gloire et son trésor.