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Catégorie : Mythologie & Littérature
ou plutôt GRYPHON, s. m. (Mythologie et Littérature) en grec , animal fabuleux qui pardevant ressemblait à l'aigle, et par derrière au lion ; avec des oreilles droites, quatre pieds, et une longue queue.

Hérodote, Pomponius Méla, Elien, Solin, et Apulée, semblent avoir cru que cette espèce d'animal existait dans la nature ; car ils nous disent que près les Arismaspes dans les pays du nord, il y avait des mines d'or gardées par des gryphons, et qu'on en immolait quelquefois sur les hécatombes ; mais tous les autres écrivains de l'antiquité ne reconnaissaient de gryphons que dans la fable, et les écrits des Poètes. Quand Virgile, parlant du mariage mal assorti de Mopsus et de Nisa, s'écrie, qu'on joindrait plutôt des gryphons avec des juments ; il ne veut que peindre la bizarrerie d'une pareille union.

Le gryphon n'était dans son origine qu'un hiéroglyphe des Egyptiens, par lequel ils désignaient Osiris, ou si l'on veut, par lequel ils voulaient exprimer l'activité du soleil lorsqu'il est dans la constellation du lion. Les Grecs firent du hiéroglyphe un animal ; la Gravure le représenta, la Poésie le peignit, et les Mythologistes trouvèrent de belles moralités renfermées dans cette peinture.

Les gryphons furent consacrés à Jupiter, à la déesse Némésis, mais particulièrement à Apollon ou au Soleil ; ils sont souvent attelés au char de ce dieu, et Claudien nous le représente visitant ses autels dans un char trainé par des gryphons.

Phoebus adest et fraenis grypha jugalem

Riphaeo, repetens tripodas, detorsit ab axe.

In panegyr. Honorii.

Sidoine Apollinaire lui donne le même équipage ; dans un grand nombre de médailles grecques et latines, le gryphon entre avec le trépié, la lyre, et le laurier, dans les symboles qui indiquent le culte d'Apollon.

Les Panormitains, les Abdérites, les Teiens, les Sciotes, et la ville de Smyrne, ont aussi souvent un gryphon sur leurs médailles ; mais pour abréger, les curieux d'érudition sur cette matière peuvent consulter Spanheim, diss. Ve Beger, tom. II. pag. 368. Vossius de idolol. lib. III. cap. xcjx. Bochart, hiérozoic. part. II. lib. II. cap. Ve et VIe et enfin Aldrovandus parmi les Naturalistes. Cet animal chimérique entre dans les armoiries. Il y est ordinairement rampant. (D.J.)

GRIFFON, (Tireur d'or) lime plate en-dessous, dentelée par les bords, en forme de peigne dont les Tireurs d'or se servent pour canneler les lingots de cuivre qu'ils veulent argenter, pour en faire du fil-d'argent faux.




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