Histoire & hiérarchie ecclésiastique

sub. m. (Histoire et Hiérarchie ecclésiastique) est l'ordre ou l'office de celui qui est diacre. Voyez DIACRE et DIACONESSE.

Les protestants prétendent que dans son origine le diaconat n'était qu'un ministère extérieur, qui se bornait à servir aux tables dans les agapes, et à avoir soin des veuves, des pauvres, et des distributions des aumônes. Quelques catholiques, comme Durand, Cajetan, etc. ont soutenu que ce n'était pas un sacrement. Le plus grand nombre des théologiens soutient le sentiment contraire.

S. f. (Histoire et Hiérarchie ecclésiastique) terme en usage dans la primitive Eglise, pour signifier les personnes du sexe qui avaient dans l'Eglise une fonction fort approchante de celles des diacres. S. Paul en parle dans son épitre aux Romains, et Pline le jeune dans une de ses lettres à Trajan, fait savoir à ce prince qu'il avait fait mettre à la torture deux diaconesses, qu'il appelle ministrae.

Le nom de diaconesse était affecté à certaines femmes dévotes, consacrées au service de l'Eglise, et qui rendaient aux femmes les services que les diacres ne pouvaient leur rendre avec bienséance ; par exemple, dans le baptême, qui se conférait par immersion aux femmes aussi-bien qu'aux hommes. Voyez BAPTEME.

S. m. (Histoire et Hiérarchie ecclésiastique) un des ministres inférieurs de l'ordre ecclésiastique, celui qui est promu au second des ordres sacrés. Sa fonction est de servir à l'autel dans la célébration des saints mystères. Voyez ORDRES. Il peut aussi baptiser et prêcher avec permission de l'évêque.

Ce mot est formé du latin diaconus, qui vient du grec , qui signifie ministre, serviteur.

Les diacres furent institués au nombre de sept par les apôtres. Act. chap. vj. Ce nombre fut longtemps conservé dans plusieurs églises. Leur fonction était de servir dans les agapes, d'administrer le pain et le vin aux communiants, et de distribuer les aumônes. Voyez AGAPES, etc.