Géographie & histoire sacrée

ou CAPERNAUM, (Géographie sainte) ville maritime de la tribu de Nephtali, à l'extrémité de celle de Zabulon, sur le rivage de la mer de Tibériade. Ses habitants incrédules ne tirèrent aucun fruit d'un grand nombre de miracles que Jesus-Christ fit parmi eux, et dont la lumière aurait suffi pour éclairer d'autres peuples à qui il ne fit pas la même grâce ; parce qu'il est le maître de ses dons, et qu'il peut sans injustice, les accorder à ceux qui n'en profiteront pas, et les refuser à ceux à qui ils auraient été des moyens de salut. O altitudo ! Voyez GRACE.
(Histoire sacrée) sacrificateur. Les Juifs se servent encore de ce mot, quoiqu'ils n'aient plus de temples. Leurs tribus se sont confondues, et il n'y a plus personne parmi eux qui se puisse dire de race lévitique, sans des prétentions imaginaires. Aussi ceux d'entr'eux qui assurent la vérité de leur généalogie, et alleguent des titres conservés malgré les troubles des transmigrations, et l'état de misere et de dispersion actuelle de la nation, sont-ils peu crus, et ne jouissent pour toute prééminence, que d'un petit tribut sur les nouveaux-nés ; prérogative proportionnée à l'authenticité de la noblesse de leur origine. On leur accorde encore de lire les premiers le Pentateuque dans les synagogues, et de bénir le peuple dans les fêtes solennelles.
sub. f. (Histoire ancienne et moderne, profane et sacrée) vase à boire, propre pour les sacrifices, les festins, etc. Ce mot a différentes acceptions dans l'Ecriture. La coupe de bénédiction est celle que l'on bénissait dans les repas de cérémonie, et dans laquelle on buvait à la ronde.

C'est ainsi que dans la dernière cène Jesus-Christ benit le calice de son sang après le souper, et le fit boire à tous ses apôtres. La coupe de salut, dont il est parlé dans les pseaumes, est une coupe d'action de grâces, que l'on buvait en bénissant le Seigneur, en lui rendant grâces de ses miséricordes. On en voit encore la pratique dans le troisième livre des Macchabées, où les Juifs d'Egypte, dans les festins qu'ils firent pour leur délivrance, offrirent des coupes de salut.

S. m. (Histoire sacrée) ornement sacerdotal en usage chez les Juifs. C'était une espèce de tunique fort riche, à l'usage du grand-prêtre ; mais il y en avait de plus simples pour les ministres inférieurs.

Ce mot est hébreu, et il vient de aphael, qui signifie habiller. Les commentateurs et les interpretes sont fort partagés sur la forme de l'éphod ; voici ce que dit Josephe de celui du grand-prêtre : " L'éphod était une espèce de tunique raccourcie, et il avait des manches : il était tissu, teint de diverses couleurs et mêlangé d'or, et laissait sur l'estomac une ouverture de quatre doigts en carré, qui était couverte du rational. Deux sardoines enchâssées dans de l'or, et attachées sur les deux épaules, servaient comme d'agraffes pour fermer l'éphod : les noms des douze fils de Jacob étaient gravés sur ces sardoines en lettres hébraïques ; savoir, sur celle de l'épaule droite les noms des six plus âgés, et ceux des six puinés sur celle de l'épaule gauche ". Philon le compare à une cuirasse, et S. Jerôme dit que c'était une espèce de tunique semblable aux habits appelés caracalle ; d'autres prétendent qu'il n'avait point de manches, et que par derrière il descendait jusqu'aux talons.

(Géographie sacrée) ville du pays de Chanaam en Syrie, située à trois lieues de Jérusalem sur une colline. Son nom même l'indique, car gaba signifie en hébreu colline. Ainsi on ne doit pas être surpris de voir dans un pays de montagnes comme la Judée, un si grand nombre de lieux qui commencent par Gaba.