Géographie & histoire sacrée

(Géographie sacrée) nom d'une petite ville de la Palestine dans la tribu de Juda, et d'une autre dans la tribu de Gad. Maspha signifie un lieu élevé, d'où l'on découvre de loin une hauteur ; et c'est-là sans doute l'origine du nom des deux petites villes dont nous venons de parler. (D.J.)
(Géographie sacrée) forteresse de la Palestine, dans la tribu de Juda, à l'occident de la mer Morte ou du lac Asphaltite, sur un rocher escarpé, et où l'on ne pouvait que très-difficilement monter. Hérode le grand fortifia cette place, et la rendit presque imprenable.

(Géographie sacrée) ville de la Palestine, peu éloignée de Capharnaum, et où Jesus-Christ ressuscita le fils d'une veuve, dans le temps qu'on le portait en terre. Luc, chap. vij. 11. Naïm était entre Eudor et Thoebor, à 12 stades de ce dernier endroit. (D.J.)
(Géographie sacrée) fameuse ville d'Egypte, dont Nahum, ch. iij. . 10 de ses révélations, décrit la destruction, qui a dû précéder de quelque temps celle de Ninive. No-Amon était la ville de Thebes, si célèbre par ses cent portes, et par le nombre immense de ses habitants. Les Grecs l'appelèrent Diospolis ou la ville de Jupiter, à cause du magnifique temple qui y avait été bâti en l'honneur de cette divinité payenne. C'est pour la même raison que les Egyptiens la nommèrent No-Amon ; car Amon était le nom égyptien de Jupiter. Voyez-en les preuves dans Bochart, phaleg. part. I. lib. I. cap. j. (D.J.)
(Géographie sacrée) ville de la Palestine au pays de Samarie, selon S. Jerôme. Aquila et Symmaque rendent ce mot par l'épithète inutile, et Théodotien par le terme iniquitté. Le P. Bonfrérius remarque judicieusement que le mot on séparément n'est point dans l'écriture le nom d'une ville particulière de la Palestine ; mais que quand il est joint au mot maison, alors il devient un nom vraiment géographique, soit au propre, soit au figuré.