Milice

S. f. lien avec lequel on attache ses bas.

L'ordre de la jarretière, c'est un ordre militaire institué par Edouard III. en 1350, sous le titre des suprêmes chevaliers de l'ordre le plus noble de la jarretière. Voyez ORDRE.

Cet ordre est composé de vingt six chevaliers ou compagnons, tous pairs, ou princes, dont le roi d'Angleterre est ou le chef, ou le grand-maître.

Ils portent à la jambe gauche une jarretière garnie de perles et de pierres précieuses, avec cette devise, honni soit qui mal y pense. Voyez DEVISE.

S. m. plur. (Milice polonaise) nom d'une troupe de cavalerie légère, composée de Polonais et de Tartares, montés sur des chevaux de ces deux nations ; ils font un service pareil à celui des hussarts qu'ils surpassent en bonté, soit par l'armure, soit par la vitesse de leurs chevaux, qui, quoiqu'à-peu-près de la même taille, leur sont supérieurs en légèreté, et beaucoup plus durs à la fatigue.
S. f. (Milice moderne) Les pandours sont des sclavons qui habitent les bords de la Drave et de la Save ; ils ont un habit long ; ils portent plusieurs pistolets à la ceinture, un sabre et un poignard.
(Milice ancienne) dragonarius, chez les anciens. Plusieurs nations, comme les Perses, les Parthes, les Scythes, etc. portaient des dragons sur leurs étendards, c'est ce qui fit appeler dragons, dracones, les étendards eux-mêmes. Les Romains empruntèrent cette coutume des Parthes ; ou comme dit Casaubon, des Daces, ou selon Codin, des Assyriens.

Les dragons romains étaient des figures de dragons peints en rouge sur leurs drapeaux, ainsi que Ammien-Marcellin nous le fait connaitre ; mais chez les Persans et les Parthes c'étaient, comme les aigles romaines, des figures en plein-relief ; de manière que les Romains s'y trompaient fréquemment, et les prenaient pour des dragons réels.

(Milice de France) on donnait ce nom dans l'infanterie française à l'officier qui porte le drapeau, et qui aujourd'hui s'appelle simplement enseigne. Comme le drapeau des Suisses est plus pesant et plus embarrassant que les nôtres, chaque compagnie marchant en campagne fait porter le sien par un bas officier appelé tachni uncher, c'est-à-dire porte enseigne, qui met le drapeau entre les mains de l'enseigne pour prendre une halebarde, quand les officiers de la compagnie font la parade, ou dans les autres occasions d'éclat. Il y a aussi des porte-drapeaux, appelés gentilshommes à drapeaux dans le régiment des gardes-françaises. Diction. militaire. (D.J.)