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Catégorie parente: Histoire
Catégorie : Antiquité
subst. fém. (Antiquité) c'est un sacrifice de cent bœufs, selon la signification propre du mot : mais la dépense de ce sacrifice ayant bientôt paru trop forte, on se contenta d'immoler des animaux de moindre prix ; et il parait par plusieurs anciens auteurs qu'on appela toujours hécatombe un sacrifice de cent bêtes de même espèce, comme cent chèvres, cent moutons, cent agneaux, cent truies ; et si c'était un sacrifice impérial, dit Capitolin, on immolait par magnificence cent lions, cent aigles, et caetera hujusmodi animalia centena feriebantur.

Ce sacrifice de cent bêtes se faisait en même temps sur cent autels de gazon, et par cent sacrificateurs ; cependant on n'offrait de tels sacrifices que dans des cas extraordinaires, comme quand quelque grand événement causait quelque joie publique ou une calamité générale. Lorsque la peste ou la famine obligeait de recourir aux dieux, les cent villes du Péloponnèse faisaient ensemble un hécatombe, c'est-à-dire qu'elles immolaient une victime pour chaque ville ; mais Conon, général des Athéniens, ayant remporté une victoire navale sur les Spartiates, offrit lui seul une hécatombe : " c'était, dit Athénée, une véritable hécatombe, et non pas de celles qui en portent faussement le nom " ; ce qui prouve qu'on appelait souvent hécatombe, des sacrifices où le nombre des cent victimes ne se trouvait pas. L'histoire parle aussi d'empereurs romains qui ont offert quelquefois des hécatombes ; par exemple, Balbin, à la première nouvelle qu'il reçut de la défaite du tyran Maximin, ordonna sur le champ une hécatombe.

On tire communément l'origine du mot hécatombe, de , cent, et de , bœuf ; d'autres dérivent ce terme de , cent, et de , pied ; et selon ceux-ci, l'hecatombe de vingt-cinq bêtes à quatre pieds n'était pas moins une hécatombe : d'autres enfin le dérivent simplement du mot , qui veut dire un sacrifice somptueux. (D.J.)




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