Jeu

v. a. terme de Jeu, se dit au jeu de trictrac, aux dames, aux échecs, pour faire connaitre qu'on ne touche une pièce que pour l'arranger en sa place, et non pas pour la jouer.
au jeu de Trictrac, est la même chose que deux as.
terme de jeu de Billard, qui signifie pousser les deux billes en même-temps avec la masse. Le joueur qui billarde perd un point, c'est-à-dire, qu'on marque un point pour son adversaire, et le coup est nul, supposé qu'on ait mis la bille de son adversaire dans la belouse : mais il perd deux points, s'il y met les deux billes.

S. f. terme de Trictrac : on appelle ainsi le jeton qui sert à marquer que les points qu'on a, on les a pris sans interruption : ainsi, je gagne quatre points, je marque ces quatre points avec un jeton accompagné de celui de la bredouille : j'en gagne encore deux, qui avec quatre que j'avais font six, je marque ces six points avec un jeton, toujours accompagné de celui de la bredouille. Mon adversaire joue, il gagne deux points ; alors je perds la bredouille, et c'est lui qui la gagne, et qui la conservera jusqu'à ce que je lui ôte en lui gagnant quelques points avant qu'il en ait pris douze : alors nous ne l'aurons ni l'un ni l'autre ; car nous nous serons interrompus tous les deux en prenant alternativement des points. Si l'on gagne douze points sans interruption, ou, comme on dit au jeu, douze points bredouille, on marque deux trous ; s'ils ne sont pas bredouille, on ne marque qu'un trou.

(JEU DE LA) On peut jouer à la brusquembille deux, trois, quatre ou cinq ; mais il est bon d'observer qu'à deux et à quatre on ne joue qu'avec trente-deux cartes, qui sont les mêmes que celles avec lesquelles on joue au piquet ; et lorsque l'on joue trois ou cinq, il faut que le jeu soit composé de trente cartes seulement ; c'est-à-dire qu'on enlevera deux sept, n'importe lesquels. Lorsqu'on joue à quatre, l'on est deux contre deux ; et l'on se met ensemble, afin de pouvoir se communiquer le jeu.