verb. act. c'est attacher une branche d'arbre ou un sep de vigne à un échalas ou sur un treillage d'espalier, afin qu'en donnant plus d'air aux fruits et aux raisins, leur maturité soit plus parfaite, et leur goût plus exquis. (K)

On dit accoler la vigne à l'échalas ; c'est l'attacher à l'échalas avec les branches les plus petites du saule qu'on réserve pour cet usage.

ACCOLER, terme de Commerce, signifie faire un certain trait de plume en marge d'un livre, d'un compte, d'un mémoire, d'un inventaire, qui marque que plusieurs articles sont compris dans une même supputation, ou dans une seule somme, laquelle est tirée à la marge du côté où sont posés les chiffres dont on doit faire l'addition à la fin de la page.

EXEMPLE.

Dettes actives tant bonnes que douteuses, à moi dues par les ci-après

ACCOLE, adj. se prend dans le Blason en quatre sens différents : 1°. pour deux choses attenantes et jointes ensemble, comme les écus de France et de Navarre qui sont accolés sous une même couronne, pour les armoiries de nos rais. Les femmes accolent leurs écus à ceux de leurs maris. Les fusées, les losanges et les macles, sont aussi censées être accolées quand elles se touchent de leurs flancs ou de leurs pointes, sans remplir tout l'écu : 2°. Accolé se dit des chiens, des vaches, ou autres animaux qui ont des colliers ou des couronnes passées dans le col, comme les cignes, les aigles : 3°. des choses qui sont entortillées à d'autres, comme une vigne à l'échalas, un serpent à une colonne ou à un arbre, etc. 4°. On se sert enfin de ce terme pour les chefs, bâtons, masses, épées, bannières et autres choses semblables qu'on passe en sautoir derrière l'écu. Voyez ECU, FUSEE, LOSANGE, MACLE, CHEF, BASTON, etc.

Rohan en Bretagne, de gueules à neuf macles d'or, accolées et aboutées trois trois en trois fasces. (V)

ACCOLER, c'est unir deux ou plusieurs pièces de bois ensemble sans aucun assemblage, simplement pour les fortifier les unes par les autres, et leur donner la force nécessaire pour le service qu'on en veut tirer.