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Catégorie parente: Morale
Catégorie : Commerce
ou APPRENTI, s. m. (Commerce) jeune garçon qu'on met et qu'on oblige chez un marchand ou chez un maître artisan dans quelqu'art ou métier, pour un certain temps, pour apprendre le commerce, la marchandise et ce qui en dépend, ou tel ou tel art, tel ou tel métier, afin de le mettre en état de devenir un jour marchand lui-même, ou maître dans tel ou tel art.

Les apprentifs marchands sont tenus d'accomplir le temps porté par les statuts ; néanmoins les enfants des marchands sont réputés avoir fait leur apprentissage, lorsqu'ils ont demeuré actuellement en la maison de leur père ou de leur mère, faisant profession de la même marchandise, jusqu'à dix-sept ans accomplis, selon la disposition de l'ordonnance de 1673.

Par les statuts des six corps des marchands de Paris, le temps du service des apprentifs chez les maîtres, est différemment réglé. Chez les Drapiers-chaussetiers il doit être de trois ans ; chez les Epiciers-ciriers, droguistes et confiseurs, de trois ans ; et chez les Apothicaires, qui ne font qu'un corps avec eux, de quatre ans ; chez les Merciers-jouailliers, de trois ans ; chez les Pelletiers-haubanniers-foureurs, de quatre ans ; chez les Bonnetiers-aulmulciers-mitonniers, de cinq ans ; et chez les Orfèvres-jouailliers, de huit ans.

Les apprentifs doivent être obligés pardevant notaires, et un marchand n'en peut prendre qu'un seul à-la-fais.

Outre les apprentifs de ces six corps, il y a encore des apprentifs dans toutes les communautés des arts et métiers de la ville et fauxbourgs de Paris ; ils doivent tous, aussi-bien que les premiers, être obligés pardevant notaires, et sont tenus après leur apprentissage de servir encore chez les maîtres pendant quelque temps en qualité de compagnons. Les années de leur apprentissage, aussi-bien que de ce second service, sont différentes, suivant les différents statuts des communautés.

Le nombre des apprentifs que les maîtres peuvent avoir à-la-fais, n'est pas non plus uniforme.

Aucun apprentif ne peut être reçu à la maitrise, s'il n'a demandé et fait son chef-d'œuvre.

La veuve d'un maître peut bien continuer l'apprentif commencé par son mari, mais non pas en faire un nouveau. La veuve qui épouse un apprentif, l'affranchit dans plusieurs communautés.

Les apprentifs des villes où il y a jurandes, peuvent être reçus à la maitrise de Paris, en faisant chef-d'œuvre après avoir été quelque temps compagnons chez les maîtres, plus ou moins, suivant les communautés. (G)




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