S. f. pl. (Ichtyologie) c'est une partie du poisson qui est faite comme une plume. Voyez l'article POISSON.

Il faut ajouter un mot de l'usage des nageoires. Comme en tous les corps qui flottent dans l'eau, la partie la plus lourde tend toujours en bas, selon les loix de l'hydrostatique, ne s'ensuivrait-il pas de-là que, puisque le dos du poisson est la partie la plus pesante de son corps, il devrait être toujours dans l'eau le ventre en haut, comme il arrive communément dans le poisson mort, puisqu'alors l'air qu'il contient venant à se dilater, le poisson est obligé de surnager, et de tourner le ventre en haut, tant à cause que le dos est plus pesant que le reste, que parce que le ventre, par la dilatation de l'air de la petite vessie, se trouve alors plus leger que lorsque le poisson est vivant. Mais la sagesse du créateur y a pourvu en formant les poissons, auxquels il a donné la faculté de nager, le ventre toujours tourné en bas avec deux nageoires posées sous le ventre. Cette matière est parfaitement traitée dans Borelli, qui, ayant jeté dans l'eau un poisson auquel il avait coupé les nageoires, observa qu'il allait toujours sur un côté ou sur l'autre, sans pouvoir se soutenir dans la situation ordinaire et naturelle des autres poissons. Enfin, comme ces animaux devaient pouvoir s'arrêter commodément, se tourner à droite ou à gauche dans leur route, la nature les a pourvus de deux nageoires aux côtés, avec lesquelles ils s'arrêtent lorsqu'ils les étendent toutes les deux ; et s'ils n'en étendent qu'une, ils peuvent se tourner du même côté de la nageoire étendue. Nous voyons précisément la même chose dans un bateau, qui tourne du côté où l'on tient l'aviron dans l'eau pour l'arrêter. (D.J.)

NAGEOIRE, morceau de bois mince, rond et plat que les porteurs d'eau mettent sur leurs seaux lorsqu'ils sont pleins. Il contient l'eau, et l'empêche de se répandre facilement. On appelle aussi cet instrument tailloir.