Arachnologie

S. m. (Ricinoides, Botanique) genre de plante à fleur en rose qui a plusieurs pétales disposés en rond, et soutenus par un calice composé de plusieurs feuilles, et stérile. L'embryon nait sur d'autres parties de la plante, il est enveloppé d'un calice, et devient dans la suite un fruit partagé en trois capsules, remplies d'une semence oblongue. Tournefort, inst. rei appendix herb. Voyez PLANTE.

MEDICINIER, (Botanique) PIGNON, en latin vanrheedia folio subrotundo, fructu luteo. Arbuste de l'Amérique dont le bois est fibreux, coriace, mol et léger ; ses branches s'entrelacent facilement les unes dans les autres, elles sont garnies de feuilles larges, presque rondes, un peu anguleuses à leur extrémité et sur les côtés ; ces feuilles sont attachées à de longues queues, qui étant séparées des branches, répandent quelques gouttes d'un suc blanchâtre, visqueux, causant de l'âpreté étant mis sur la langue, et formant sur le linge de très-vilaines taches rousses qui ne s'en vont point à la lessive ; cet arbre s'emploie à faire des hayes et des clôtures de jardin. Les fleurs du medicinier viennent par bouquets ; elles sont composées de plusieurs pétales d'une couleur blanchâtre, tirant sur le verd, disposées en espèce de rose et couvrant un pistil qui se change en un fruit rond, de la grosseur d'un œuf de pigeon, couvert d'une peau épaisse, verte, lisse, et qui jaunit en mûrissant : ce fruit renferme deux et quelquefois trois pignons oblongs, couverts d'une petite écorce noire un peu chagrinée, seche, cassante, renfermant une amande très-blanche, très-délicate, ayant un goût approchant de celui de la naisette, mais dont il faut se méfier ; c'est un des plus violents purgatifs de la nature, agissant par haut et par bas. Quelques habitants des îles s'en servent pour leurs négres et même pour eux ; quatre ou cinq de ces pignons mangés à jeun et précipités dans l'estomac par un verre d'eau, produisent l'effet de trois ou quatre grains d'émétique. On peut en tirer une huile par expression et sans feu, dont deux ou trois gouttes mises dans une tasse de chocolat ne lui communiquent aucun gout, et purgent aussi-bien que les pignons ; mais cette épreuve ne doit être tentée que par un habile et très-prudent médecin. M. LE ROMAIN.

voyez ARAIGNEE.