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Catégorie parente: Histoire naturelle
Catégorie : Conchyliologie
(Histoire naturelle, Conchyliologie) c’est le nom qu’on donne au couvercle d’une coquille oblongue, dont la substance ressemble assez à de la corne : on l’appelle blatta, à cause de sa ressemblance avec la teigne ou la motte dite blatta et Bysantina, parce qu’elle vient de Constantinople appelée autrefois Byzance. On dit que prise intérieurement, elle purge et divise les humeurs ; et extérieurement, que si on la brule l’odeur en est bonne pour les étouffements de la matrice. Il y a eu de grandes disputes entre les Naturalistes pour savoir ce que ce pouvait être que cette coquille. Quelques-uns ont cru que c’était le couvercle du purpura murex ; d’autres l’ont confondu avec la coquille qu’on appelait autrefois unguis odoratus, qui était connue à Dioscoride sous le nom de πωμακογχυλίος. On en apportait de son temps la meilleure espèce de la mer Rouge, et celle qui était moindre, d’Assyrie. Voici ce qu’il en dit : In lacubus nardiferis Indiæ reperitur ; quapropter, et conchyliis nardum depascentibus aromaticus evadit ; colligitur verò, postquam oestivis caloribus lacus inaruerint. Il conclut ensuite qu’en brulant ce coquillage, il produit les mêmes effets que le purpura et le buccinum : et en parlant du nard, il dit que cet arbrisseau nait près du Gange, c’est-à-dire dans des lacs formés par les débordements de ce fleuve ; ce qui prouve que c’était un coquillage d’eau douce.

Le savant Lyster prétend que la blatta byzantina connue aujourd'hui, n'est point la même chose que l'unguis odoratus des anciens, dont l'usage s'est perdu parmi nous. Il se fonde sur ce que cette coquille n'a point les qualités de l'unguis odoratus, et qu'on n'y trouve point du tout l'odeur aromatique qu'on lui attribuait : il conjecture plutôt que ce pourrait être la même chose que le petoncle qui se trouve dans la Tamise et dans d'autres rivières, qui est ordinairement de la grandeur et de l'épaisseur de l'ongle du pouce. En effet il parait avoir, à cause de son odeur aromatique, des vertus que nous ne trouvons ni dans ce qu'on appelle blatta byzantina, ni dans nos coquilles de rivière.



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