S. m. (Botanique exotique) Pison caractérise cet arbre en ces termes, arbor nucifera, Brasiliensis, cortice, fructu ligneo, quatuor nuces continente. C'est un grand arbre du Brésil, qui se plait dans les lieux marécageux du cœur du pays ; son bois est très-compact ; son écorce est grise, dure, inégale, telle que celle d'un vieux chêne ; ses feuilles ressemblent à celles du meurier, dentelées en leurs bords, et en quelque manière torses et recourbées ; son fruit est gros comme la tête d'un enfant, de figure ovoïde, terminé à sa partie inférieure en cône obtus, attaché et suspendu par un pédicule ligneux. Il est couvert d'une écorce jaune extrêmement dure, et au bout qui regarde la terre, il est fermé en façon de boete par un couvercle qui parait d'un artifice admirable. Ce couvercle se détache de lui-même lors de la maturité du fruit, et en même temps qu'il tombe, il laisse tomber aussi des noix jaunes, ridées, approchant en figure des mirobolans chébules, et contenant une amande d'un goût très-savoureux, comme celui des pistaches ; on les mange roties, on en donne pour nourriture à plusieurs animaux ; on en tire beaucoup d'huile par expression. La coque des noix est employée à faire des tasses, des gobelets ; le bois de l'arbre résiste à la pourriture, et on le préfère à tout autre pour des axes de moulins à sucre ; son écorce extérieure desséchée et pilée, sert pour calfeutrer des vaisseaux. (D.J.)