S. m. (Botanique) genre de plante de la famille des étoilées. Ses feuilles, selon le système de Tournefort, lisses et sans poils, sortent du nœud des tiges, au nombre de cinq ou six en forme d'étoiles ; sa fleur est monopétale, divisée en cinq parties ; son fruit consiste en un couple de semences seches, qui ont d'ordinaire la figure d'un croissant.

Dans le système de Linnaeus, le calice du gallium est divisé en quatre segments, et situé sur le germe ; les étamines sont quatre filaments plus courts que la fleur ; les antheres sont simples ; le germe du pistil est double ; le style est très-délicat, et de la même longueur que les étamines ; les stigmates sont sphériques.

Tournefort compte treize espèces de gallium, dont la plus commune est le gallium luteum C. B. que nous appelons en français caille-lait, parce que dans les pays septentrionaux on s'en sert en guise de presure pour faire prendre le lait. Les bons médecins l'emploient fort rarement en Médecine ; mais aucun d'eux ne la donne pour l'épilepsie. Ses fleurs contiennent un acide qu'on peut en séparer par la distillation : toutes les autres espèces de gallium ne sont d'aucun usage. Il y en a cependant de curieuses pour les Botanistes, et M. de Jussieu a décrit deux de ces espèces dans les mém. de l'acad. des Sciences, ann. 1714. (D.J.)