S. m. (Histoire naturelle, Botanique) je ne sais pourquoi ce genre de plante est ainsi appelé. Il est mieux nommé bourse, ou malette à berger. Tournefort en compte cinq espèces, dont nous décrirons la principale, bursa pastoris major, folio sinuato, I. R. H. 216. en anglais : the great shepherd's-purse.

Sa racine est blanche, droite, fibreuse, menue, d'une saveur douçâtre, et qui cause des nausées ; sa tige est haute d'une coudée, quelquefois unique, partagée en des rameaux situés alternativement. Ses feuilles inférieures sont quelquefois entières, mais le plus souvent découpées profondément des deux côtés, et sans découpures.

Les fleurs naissent dans une longue suite au sommet des rameaux ; elles sont petites, en croix, ou composées de quatre pétales arrondis, blancs, et de quelques étamines chargées de sommets jaunes : leur calice est aussi partagé en quatre parties ; le pistil se change en un fruit aplati, long de trois lignes, en forme de cœur, ou semblable à une petite bourse un peu large. Il est partagé en deux loges par une cloison mitoyenne, à laquelle sont attachés des panneaux de chaque côté ; ces loges renferment de très-petites graines, de couleur fauve, ou roussâtre.

Cette plante vient sur les vieilles décombres, le long des chemins, et dans les lieux incultes et déserts. Elle est toute d'usage ; on lui donne des vertus vulnéraires, astringentes, rafraichissantes, et presque spécifiques dans l'épuisement de sang ; on la prescrit par ces raisons dans les diarrhées, les dyssenteries et le pissement de sang ; on en applique le suc sur les plaies récentes pour resserrer les vaisseaux et prévenir l'inflammation. (D.J.)

TABOURET, s. m. (Economie domestique) placet, siege carré qui n'a ni bras, ni dossier.

Droit de tabouret, en france, est le privilege dont jouissent les princesses et duchesses, et qui consiste à s'asseoir sur un tabouret en présence de la reine.

TABOURET, (Charpentier) espèce de lanterne garnie de fuseaux en limande, à l'usage des machines pour puiser les eaux dans les carrières.