Il faut commencer l'accolage de bonne heure. On dit que pour qu'il fût aussi utile qu'il doit l'être, il faudrait s'y prendre à deux fois : la première, on accolerait les bourgeons des jeunes vignes au bas seulement, afin qu'ils ne se mêlassent point les uns avec les autres, ni par le milieu, ni par le haut ; cette précaution empêcherait qu'on ne les cassât, quand il s'agirait de les séparer pour les accoler entièrement. La seconde fois on les accolerait tous généralement. Quoiqu'entre les bourgeons il y en eut de plus grands les uns que les autres, il serait nécessaire de les accoler tous la première fois et par le haut et par le bas : si on attendait qu'ils fussent tous à-peu-près de la même hauteur pour leur donner la même façon, un vent qui surviendrait pourrait les casser : mais les vignerons n'ont garde d'avoir toutes ces attentions, à moins que la vigne ne leur appartienne.