Non classifié

adj. pris subst. en Droit, est le plus âgé des enfants mâles, et à qui à ce titre échet dans la succession de ses père et mère, une portion plus considérable qu'à chacun de ses freres ou sœurs. Voyez PRECIPUT.

Je dis des enfants mâles ; parce que l'ainesse ne se considère qu'entre mâles, et qu'il n'y a pas de droit d'ainesse entre filles, si ce n'est dans quelques coutumes particulières, dans lesquelles au défaut d'enfants mâles, l'ainée des filles a un préciput. Voyez ci-dessous AINESSE.

S. m. est un corps leger, fluide, transparent, capable de compression et de dilatation, qui couvre le globe terrestre jusqu'à une hauteur considérable. Voyez TERRE et TERRESTRE. Ce mot vient du grec ἀὴρ, qui signifie la même chose.

Quelques anciens ont considéré l'air comme un élément ; mais ils ne prenaient pas le mot élément dans le même sens que nous. Voyez ELEMENT.

area, s. f. Une aire est proprement une surface plane sur laquelle on marche. Voyez PLAN.

Le mot latin area, d'où vient aire, signifie proprement le lieu où l'on bat le blé ; il est dérivé de arere, être sec.

AIRE, en Géométrie, est la surface d'une figure rectiligne, curviligne, ou mixtiligne, c'est-à-dire l'espace que cette figure renferme. Voyez SURFACE, FIGURE, etc.

S. f. ce sont dans les marais salans, le nom qu'on donne aux plus petits des bassins carrés dans lesquels le fond de ces marais est distribué. Les aires ou oeillettes, car on leur donne encore ce dernier nom, ont chacune 10 à 12 pieds de largeur sur 15 de longueur ou environ : elles sont séparées par de petites digues de treize à quatorze pouces de large ; et on retire dix-huit à vingt livres de sel par an d'une aire ou oeillette, tous frais faits.

fête qu'on célébrait à Athenes en l'honneur de Cerès et de Bacchus, en leur offrant les prémices de la récolte du blé et du vin. Elle se nommait aussi Aloes. Voyez ALOES.
subst. f. plur. ou AISSIS ou BARDEAUX, subst. m. plur. c'est le nom que les couvreurs donnent à de très-petits ais faits de douves, ou d'autres bouts de planches minces dont on couvre les chaumières à la campagne. Cette couverture est légère. On s'en sert aussi pour les hangards, surtout quand la tuile est rare. Il faut que les aissantes soient sans aubier, sans quoi elles se pourriront. Elles demandent beaucoup de clous. Il ne serait pas mal de les peindre. On regagne toutes ces petites dépenses sur la grosse charpente qui peut être moins forte.
S. m. chez les Charpentiers ; on entend par un aisselier une pièce de bois ou droite ou arcuée, terminée par deux tenons, dont l'un a sa mortaise dans une des deux pièces de bois assemblées de manière qu'elles forment un angle à l'endroit de leur assemblage, et dont l'autre tenon a sa mortaise dans l'autre de ces deux pièces de bois. Ainsi les deux pièces et l'aisselier forment un triangle dont l'aisselier est la base, et dont les parties supérieures des pièces assemblées forment les côtés. L'aisselier est employé pour fortifier l'assemblage des deux pièces, et pour empêcher que celle qui est horizontale ne se sépare de celle qui est perpendiculaire, ou verticale, soit par son propre poids, soit par les poids dont elle sera chargée. Ainsi, Planche II. des Ardaises, fig. 1. la pièce de bois opposée à l'angle K, dans la machine, est un aisselier. Il suffit de cet exemple, pour reconnaitre l'aisselier toutes les fois qu'il se rencontrera dans les autres figures. Voyez aussi les Planches de Charpente.

Voyez ESSES.
acte, expression de Palais, est une ordonnance qui se met au bas des requêtes présentées par les parties, lorsqu'elles demandent acte de l'emploi qu'elles font d'icelles pour quelques écritures. Par exemple, dans une requête d'emploi pour griefs, l'appelant demande acte que pour griefs, il emploie la présente requête, et le rapporteur met au bas d'icelle, ait acte et soit signifié. (H)
nom que les Arabes donnent à l'antimoine.
dieu de la parole, que les Romains honoraient sous ce nom extraordinaire : mais comme il faut savoir se taire, ils avaient aussi le dieu du silence. Lorsque les Gaulois furent sur le point d'entrer en Italie, on entendit sortir du bois de Vesta une voix qui criait : si vous ne relevez les murs de la ville, elle sera prise. On négligea cet avis, les Gaulois arrivèrent, et Rome fut prise. Après leur retraite on se rappela l'oracle, et on lui éleva un autel sous le nom dont nous parlons. Il eut ensuite un temple à Rome, dans l'endroit même où il s'était fait entendre la première fais. Cicéron dit au deuxième livre de la Divination, que quand ce dieu n'était connu de personne, il parlait : mais qu'il s'était tu depuis qu'il avait un temple et des autels, et que le dieu de la parole était devenu muet aussi-tôt qu'il avait été adoré. Il est difficile d'accorder la vénération singulière que les payens avaient pour leurs dieux, avec la patience qu'ils ont eue pour les discours de certains philosophes : ces Chrétiens qu'ils ont tant persécutés, disaient-ils rien de plus fort que ce qu'on lit dans Cicéron ? Les livres de la Divination ne sont que des traités d'irreligion. Mais quelle impression devaient faire sur les peuples, ces morceaux d'éloquence où les dieux sont pris à témoin, et sont invoqués ; où leurs menaces sont rappelées, en un mot, où leur existence est supposée ; quand ces morceaux étaient prononcés par des gens dont on avait une foule d'écrits philosophiques, où les dieux et la religion étaient traités de fables ! Ne trouverait-on pas la solution de toutes ces difficultés dans la rareté des manuscrits du temps des anciens ? Alors le peuple ne lisait guère : il entendait les discours de ses orateurs, et ces discours étaient toujours remplis de piété envers les dieux : mais il ignorait ce que l'orateur en pensait et en écrivait dans son cabinet ; ces ouvrages n'étaient qu'à l'usage de ses amis. Dans l'impossibilité où l'on sera toujours d'empêcher les hommes de penser et d'écrire, ne serait-il pas à désirer qu'il en fût parmi nous comme chez les anciens ? Les productions de l'incrédulité ne sont à craindre que pour le peuple et que pour la foi des simples. Ceux qui pensent bien savent à quoi s'en tenir ; et ce ne sera pas une brochure qui les écartera d'un sentier qu'ils ont choisi avec examen, et qu'ils suivent par gout. Ce ne sont pas de petits raisonnements absurdes qui persuadent à un philosophe d'abandonner son Dieu : l'impiété n'est donc à craindre que pour ceux qui se laissent conduire. Mais un moyen d'accorder le respect que l'on doit à la croyance d'un peuple, et au culte national, avec la liberté de penser, qui est si fort à souhaiter pour la découverte de la vérité, et avec la tranquillité publique, sans laquelle il n'y a point de bonheur ni pour le philosophe, ni pour le peuple ; ce serait de défendre tout écrit contre le gouvernement et la religion en langue vulgaire ; de laisser oublier ceux qui écriraient dans une langue savante, et d'en poursuivre les seuls traducteurs. Il me semble qu'en s'y prenant ainsi, les absurdités écrites par les auteurs, ne feraient de mal à personne. Au reste, la liberté qu'on obtiendrait par ce moyen, est la plus grande, à mon avis, qu'on puisse accorder dans une société bien policée. Ainsi par-tout où l'on n'en jouira pas jusqu'à ce point-là, on n'en sera peut-être pas moins bien gouverné ; mais à coup sur il y aura un vice dans le gouvernement par-tout où cette liberté sera plus étendue. C'est-là, je crois, le cas des Anglais et des Hollandais : il semble qu'on pense dans ces contrées, qu'on ne soit pas libre, si l'on ne peut être impunément effréné.
plante aquatique qui ressemble à l'aloès ordinaire, sinon qu'elle a la feuille plus petite et épineuse par le bord ; il s'élève du milieu des espèces de tuyaux ou gaines disposées en pattes d'écrevisse, qui s'ouvrent et laissent paraitre des fleurs blanches à trois feuilles, qui ont en leur milieu de petits poils jaunes. Sa racine est fibreuse, longue, ronde, blanche, semblable à des vers. Elle croit dans les marais : elle contient beaucoup d'huile et de phlegme, peu de sel. Elle rafraichit et épaissit les humeurs. On s'en sert en application extérieure.
fêtes qu'on célébrait à Salamine en l'honneur d'Ajax, fils de Telamon. C'est tout ce qu'on en sait.
ou ACQUISE, adj. pris subst. c'est, dans la Musique des Grecs, la corde ou le son qu'ils appelaient proslambanomenos. Voyez ce mot.

AUGMENTER. On ajoute une chose à une autre : ou augmente la même. Ajouter laisse une perception distincte des choses ajoutées : lorsque j'ai ajouté une somme connue à une autre somme connue, j'en vois deux. Augmenter ne laisse pas cette perception ; on n'a que l'idée du tout, lorsqu'on augmente l'eau contenue dans un bassin. Aussi M. l'abbé Girard a-t-il dit très-heureusement, Syn. franç. bien des gens ne font point scrupule, pour augmenter leur bien, d'y ajouter celui d'autrui. Ajouter est toujours actif ; augmenter est quelquefois neutre. Notre ambition augmente avec notre fortune ; à peine avons-nous une dignité, que nous pensons à y en ajouter une autre. Voyez Syn. franç. L'addition est de parties connues et déterminées ; l'augmentation, de parties indéterminées.
S. m. se dit, parmi les Tireurs d'or, de deux lames de fer entre lesquelles sont retenues les filières et les précatons. Voyez FILIERES et PRECATONS.
* AJUBATIPITA Brasiliensium, nom d’un arbrisseau du Brésil qui a cinq ou six palmes de haut, et dont le fruit est semblable à l’amande, excepté qu’il est noir. On en tire une huile de la même couleur, dont les sauvages se servent pour fortifier les articulations.
subst. m. terme dont on se sert dans quelques pays étrangers, pour signifier ce que nous appelons aide-de-camp. Voyez AIDE-DE-CAMP. (Z)
S. m. se dit en général de tout ce qui orne le corps humain en le couvrant ; il s'en tend en Peinture, non-seulement des draperies ou vêtements de mode et de fantaisie, mais encore de la façon d'orner les figures, soit en les ceignant de chaînes d'or, ou d'autres riches ceintures, soit en les habillant de légères étoffes, en les coèffant de diadèmes de belle forme, ou de voiles singulièrement liés avec des rubans, en relevant leurs cheveux, ou les laissant pendre galamment ; enfin en les ornant de colliers, de brasselets, etc. (R)
à la Monnaie, ne peuvent, non-plus que les Monnoyeurs, être reçus s'ils ne sont d'estoc et ligne. Leur fonction est de donner aux flancs le poids qu'ils doivent avoir ; leur droit, de deux sols pour l'or, un sol pour l'argent et le billon, lequel droit ils partagent entr'eux.
S. m. à la Monnaie, est une balance qui sert aux ajusteurs à déterminer si le flanc à monnoyer est du poids fixé, s'il est fort ou faible : les flancs qui sont d'un poids au-dessous sont cisaillés pour ensuite être remis à la fonte ; ceux qui sont trop forts sont limés et diminués par leur surface avec une écouanne. Voyez FLANC, CISAILLER, ECOUANE.
particule qui signifie dans la grammaire arabe le ou la. Elle s'emploie souvent au commencement d'un nom pour marquer l'excellence. Mais les Orientaux disant les montagnes de Dieu pour désigner des montagnes d'une hauteur extraordinaire, il pourrait se faire que al fût employé par les Arabes dans le même sens ; car en Arabe Alla signifie Dieu : ainsi Alchimie, ce serait la Chimie de Dieu, ou la Chimie par excellence. Nous avons donné la signification de cette particule, parce qu'elle entre dans la composition de plusieurs noms français. Quant à l'étymologie des mots Alchimie, Algèbre, et autres dont nous venons de parler, nous n'y sommes nullement attachés. Quoique nous ne méprisions pas la science étymologique, nous la mettons fort au-dessous de cette partie de la Grammaire, qui consiste à marquer les différences délicates des mots, qui dans l'usage commun, et surtout en Poésie, sont pris pour synonymes, mais qui ne le sont pas. C'est sur cette partie que feu M. l'abbé Girard a donné un excellent essai. Nous avons fait usage de son livre par-tout où nous en avons eu occasion, et nous avons tâché d'y suppléer par nous-mêmes en plusieurs endroits où M. l'abbé Girard nous a manqué. La continuation de son ouvrage serait bien digne de quelque membre de l'Académie Française. Il reste beaucoup à faire encore de ce côté, comme nous le montrerons à l'article SYNONYME. On n'aura un excellent dictionnaire de langue, que quand la métaphysique des mots se sera exercée sur tous ceux dont on use indistinctement, et qu'elle en aura fixé les nuances.
nom d'un ancien peuple de Sarmatie d'Europe. Josephe dit qu'ils étaient Scythes. Ptolomée les place au-delà du mont Imaus. Selon Claudien, ils occupaient depuis le mont Caucase jusqu'aux portes Caspiennes. Ammien Marcellin les confond avec les Massagetes. M. Herbelot les fait venir d'Alan, ville du Turquestan ; et le P. Lobineau les établit en Bretagne.
oiseau de proie qui vient d'Orient ou du Pérou, et qui vole bien la perdrix. On en entretient dans la fauconnerie du Roi. On les appelle aussi alethes.

pierre qui se trouve à Balagate aux Indes, en petits fragments polis, auxquels on attribue la vertu d'arrêter le sang, quand ils sont appliqués extérieurement.
c'est selon Marmol, le nom qu'on donne aux Arabes voleurs établis en Barbarie.
c'est, selon Claudien, un des quatre chevaux qui tiraient le char de Pluton lorsqu'il enleva Proserpine. Le même Poète nous apprend que les trois autres s'appelaient Ophneus, Aethon, et Dycteus, noms qui marquent tous quelque chose de sombre et de funeste. On donne encore le nom d'alastor à certains esprits qui ne cherchent qu'à nuire.
c'est le nom que les Arabes donnent à l'os sésamoïde de la première phalange du gros orteil. Il est environ de la grosseur d'un pais. Les Magiciens lui attribuent des propriétés surprenantes, comme d'être indestructible, soit par l'eau, soit par le feu. C'est là qu'est le germe de l'homme que Dieu doit faire éclore un jour, quand il lui plaira de le ressusciter. Mais laissons ces contes à ceux qui les aiment, et venons à deux faits qu'on peut lire plus sérieusement. Une jeune femme était sujette à de fréquents accès d'une maladie convulsive contre laquelle tous les remèdes avaient échoué. Elle s'adressa à un médecin d'Oxfort qui avait de la réputation, et qui lui ayant annoncé que le petit os dont il s'agit ici était, par sa dislocation, la véritable cause de sa maladie, ne balança pas à lui proposer l'amputation du gros orteil. La malade y consentit et recouvra la santé. Ce fait, dit M. James, a été confirmé par des témoignages, et n'a jamais été révoqué en doute. Mais il y a plus : il dit que lui-même fut appelé en 1737 chez un fermier de Henwood-Hall près de Solihull dans le Warwickshire, et qu'il le trouva assis sur le bord de son lit, où il disait avoir passé le jour et la nuit qui avaient précédé, sans oser remuer, parce que le moindre mouvement du pied lui donnait des convulsions. Le fermier ajouta qu'il y avait quelques jours qu'il s'était blessé au gros orteil de ce pied, que cette blessure lui avait donné des convulsions, et qu'elles avaient continué depuis. Comme ces symptômes avaient quelque rapport avec ceux de l'épilepsie, M. James l'interrogea, et n'en apprit autre chose sinon qu'il s'était toujours bien porté. Sur cette réponse il lui ordonna des remèdes qui furent tous inutiles, et cet homme mourut au bout d'une semaine.
ou BALBANIN, s. m. peuple qui, selon M. d'Herbelot, n'a aucune demeure fixe, subsiste de ses courses sur la Nubie et l'Abyssinie, a une langue qui n'est ni l'Arabe, ni le Cophte, ni l'Abyssin, et se prétend descendu des anciens Grecs qui ont possédé l'Egypte depuis Alexandre.
adj. f. c'est, parmi les Fleuristes, une anémone qui serait toute blanche, sans un peu d'incarnat qu'elle a au fond de ses grandes feuilles et de sa pluche.
albatoça maxima, oiseau aquatique du cap de Bonne-Espérance ; c'est un des plus grands oiseaux de ce genre : il a le corps fort gros et les ailes très-longues lorsqu'elles sont étendues ; il y a près de dix pieds de distance entre l'extrémité de l'une des ailes et celle de l'autre. Le premier os de l'aile est aussi long que le corps de l'oiseau. Le bec est d'une couleur jaunâtre terne ; il a environ six pouces de longueur dans l'oiseau sur lequel cette description a été faite ; car les oiseaux de cette espèce ne sont pas tous de la même grandeur : il y en a de beaucoup plus petits que celui dont il s'agit. Les narines sont fort apparentes ; le bec est un peu resserré par les côtés à l'extrémité qui tient à la tête, et il est encore plus étroit à l'autre extrémité qui est terminée par une pointe crochue. Le sommet de la tête est d'un brun clair et cendré ; le reste de la tête, le cou, la poitrine, le ventre, les cuisses, le dessous de la queue, et la face interne des ailes, sont de couleur blanche. Le derrière du cou, les côtés du corps sont traversés par des lignes de couleur obscure sur un fond blanc. Le dos est d'un brun sale parsemé de petites lignes et de quelques taches noires ou de couleur plombée. Le croupion est d'un brun clair ; la queue d'une couleur bleuâtre tirant sur le noir. Les ailes sont de la même couleur que la queue, à l'exception des grandes plumes qui sont presque tout à fait noires. Les bords supérieurs des ailes sont blancs ; les jambes et les pieds sont de couleur de chair. Il n'a que trois doigts qui sont tous dirigés en avant et joints ensemble par une membrane : il y a aussi une portion de membrane sur les côtés extérieurs du doigt interne et de l'externe.

ou ALBARAZIN, s. m. sorte de laine d'Espagne. Voyez LAINE.
ou ALBETTE, petit poisson de rivière, mieux connu sous le nom d'ablette. Voyez ABLETTE. (I)

zoophyte, aussi appelé albergame. Voyez ALBERGAME. (I)
ALBERGAME de mer, s. m. malum insanum, zoophyte que Rondelet a ainsi nommé à cause de sa ressemblance avec l’espèce de pommes d’amour longues, auxquelles on a donné le nom d’albergaine à Montpellier. On voit sur l’albergame des apparences de feuilles ou de plumes. C’est en quoi ce zoophyte diffère de la grappe de mer : il y a aussi quelque différence dans leur pédicule. Voyez GRAPPE DE MER, ZOOPHYTE. (I)
espèce de camelot ou bouracan qui vient du Levant par la voie de Marseille.
ou CARNÉE, s. f. c'est, chez les Fleuristes, une anémone dont les grandes feuilles sont d'un blanc sale, et la pluche blanche, excepté à son extrémité qui est couleur de rose.
S. m. poisson qui a, dit-on, la figure et le goût du maquereau, mais qui est plus grand. On le trouve vers les latitudes méridionales de l'Océan, où il fait la guerre aux poissons volans.
S. f. nom qu'on donne à une espèce de craie ou terre blanche qui a quelque ressemblance avec la terre sigillée, et qu'on trouve en plusieurs endroits de France.
S. m. bonnet des Flamines Diales ou des Flamines de Jupiter. Ils le portaient toujours, et il ne leur était permis de le quitter que dans la maison. Il était fait, dit Festus, de la peau d'une victime blanche : on y ajustait une pointe faite d'une branche d'olivier. Celui qu'on voit Plan VII. Histoire anc. est orné de la foudre de Jupiter dont le Flamine diale était prêtre.
espèce de gale ou plutôt de lepre dont Paracelse donne la description suivante. C'est, dit-il, une complication de trois choses ; des dartres farineuses, du serpigo, et de la lepre.

Lorsque plusieurs maladies dont l'origine est différente viennent à se réunir, il s'en forme une nouvelle à laquelle il faut donner un nom différent. Voici les signes de celle-ci. On a sur le visage des taches semblables au serpigo ; elles se changent en petites pustules de la nature des dartres farineuses : quant à leur terminaison, elle se fait par une évacuation puante par la bouche et le nez. Cette maladie, qu'on ne connait que par ses signes extérieurs, a aussi son siège à la racine de la langue. Voici le remède que Paracelse propose pour cette maladie qu'il a nommée.

S. m. manteau à capuce fait de poil de chèvre, et tout d'une pièce, à l'usage des Maures, des Turcs, et des chevaliers de Malte, quand ils vont au camp par le mauvais temps.
ou ALEBRAN, ou ALEBRENT, nom qu'on donne en Vénerie au jeune canard, qui devient au mois d'Octobre canardeau, et en Novembre canard, ou oiseau de rivière.
v. n. veut dire chasser aux albrants : il fait bon albrener.
ou TAIE, est une maladie des yeux où la cornée perd sa couleur naturelle, et devient blanche et opaque.

La taie est la même chose que ce qu'on appelle autrement leucoma, . Voyez LEUCOMA et TAIE.

ALBUGO ou LEUCOMA, s. m. (Chirurgie) c'est une tache blanche et superficielle qui survient à la cornée transparente par un engorgement des vaisseaux lymphatiques de cette partie. Ce vice empêche la vue tant qu'il subsiste. Il ne faut pas confondre l'albugo avec les cicatrices de la cornée : les cicatrices sont ordinairement d'un blanc luisant et sans douleur ; ce sont des marques de guérison, et non de maladie. L'albugo est d'un blanc non luisant comme de craie, et est accompagné d'une légère fluxion, d'un peu d'inflammation et de douleur, et d'un petit larmoyement ; il arrive sans qu'aucun ulcère ait précédé : la cicatrice au contraire est la marque d'un ulcère guéri.

la dixième des Sibylles. Varron dit qu'elle était de Tibur ; c'est aujourd'hui Tivoli. Elle y fut adorée : elle eut une fontaine et un bois consacrés près du fleuve Anis. On dit que sa statue fut trouvée dans le fleuve ; elle était représentée tenant un livre à la main.
S. m. Ce fut d'abord le nom d'une montagne de Lucanie, puis celui du dieu de cette montagne. On dut à M. Aemilius Metellus la connaissance de cette nouvelle divinité.
S. m. Le troesne d'Egypte fournit à la teinture un rouge ou un jaune qu'on tire de ses feuilles, selon qu'on emploie cette couleur : un jaune, si on la fait tremper dans l'eau ; un rouge, si on la laisse infuser dans du vinaigre, du citron, ou de l'eau d'alun. On extrait des baies de la même plante, une huile d'une odeur très-agréable ; on en fait usage en Médecine.
fêtes qu'on célébrait à Micènes en l'honneur d'Alcathous fils de Pelops, celui qui soupçonné d'avoir fait assassiner son frere Chrysippe, chercha un asile à la cour du roi de Megare, dont il épousa la fille, après avoir délivré le pays d'un lion furieux qui le ravageait. Il succéda à son beau-pere, fut bon souverain, et mérita de l'amour de ses peuples les fêtes annuelles appelées Alcathées.
S. m. petit oiseau que l'on chercherait envain sur l'Océan des Indes aux environs du seizième degré de latitude et sur les côtes d'Arabie, où Wicquefort dit qu'il se trouve ; car pour le reconnaitre il en faudrait une autre description, et sur cette description peut-être s'apercevrait-on que c'est un oiseau déjà connu sous un autre nom. Nous invitons les voyageurs d'être meilleurs observateurs, s'ils prétendent que l'Histoire naturelle s'enrichisse de leurs observations. Tant qu'ils ne nous rapporteront que des noms, nous n'en serons guère plus avancés.
drait de douanne de cinq pour cent du prix des marchandises, qu'on paye en Espagne et dans l'Amérique espagnole.