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Catégorie parente: Physique particulière
Catégorie : Physiologie
S. m. (Physiologie) est tout ce qui peut se dissoudre et se changer en chyle par le moyen de la liqueur stomachale et de la chaleur naturelle, pour être ensuite converti en sang, et servir à l'augmentation du corps ou à en réparer les pertes continuelles. Voyez NOURRITURE, CHYLE, SANG, NUTRITION, etc. Ce mot est latin, et vient du verbe alere, nourrir.

Les premiers hommes ignoraient les vertus des viandes, des fruits, des plantes, des bêtes sauvages, de l'eau froide, etc. ils ont par conséquent dû faire bien des tentatives à leurs dépens. Tel aliment qui convient à un corps robuste, dérange, détruit un sujet faible et délicat : ce qui est sain dans un climat froid, ne l'est pas dans un pays chaud. Savait-on tout cela autrefois ? On usait de choses dangereuses, parce qu'elles étaient inconnues, et cela arrive encore aux navigateurs dans les pays lointains. On sait que les soldats d'Antoine furent obligés en Assyrie de manger les racines qui se rencontraient ; il s'en trouva de venimeuses qui les firent tomber dans le délire, au rapport de Plutarque ; et Diodore de Sicîle raconte que les Grecs à leur retour de l'expédition de Cyrus, se nourrirent pendant 24 heures du miel de la Colchide. Boerh. comment. (L)

ALIMENT DU FEU, pabulum ignis, signifie tout ce qui sert à nourrir le feu, comme le bois, les huiles, et en général toutes les matières grasses et sulphureuses. Voyez FEU et CHALEUR. (O)



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