Physiologie

(Physiologie) le marcher ou l'action de marcher, est celle par laquelle on passe d'un lieu à un autre, au moyen du mouvement que l'on peut donner aux parties du corps destinées à cet usage.

Pour expliquer comment cette action s'exécute, supposons un homme qui se tienne debout sur le point z ; faut-il qu'il marche, un pied reste immobile, et est fortement soutenu par les muscles ; de sorte que le corps est tenu par le seul point z ; l'autre pied s'éleve, la cuisse considérablement pliée ; de façon que le pied devient plus court, et le tibia aussi le devient un peu. Maintenant lorsque le genou est perpendiculaire sur ce point où nous voulons fixer notre pied mobile, nous laissons aller le même pied sur la terre où il s'affermit, tout le pied étant étendu, et le fémur incliné en-devant : alors il faut marcher de l'autre pied qui était immobile. Lors donc que nous jetons ce pied devant l'autre, qui lui-même est plié par le mouvement en-avant du fémur, et la plante tellement élevée par le tendon d'Achille, qu'on ne touche d'abord la terre qu'avec la pointe, et qu'on ne la touche plus ensuite de la pointe même, nous fléchissons en même temps tout le corps en-devant, tant par le relâchement des extenseurs de l'épine du cou et de la tête, que par les muscles iliaques, psoas, les droits, et les obliques du bas-ventre ; mais alors la ligne de gravité étant avancée hors de la plante du pied, il nous faudrait encore nécessairement tomber, si nous ne laissions aller à terre le pied qui était fixe auparavant, et qui est présentement mobile, par le relâchement des extenseurs, et l'action des fléchisseurs ; si nous ne nous y accrochions ainsi en quelque manière ; si nous ne lui donnions un état stable ; et si enfin étant assujettis, nous ne lui donnions le centre de gravité du corps ; mais tout cela s'apprend par l'habitude, et à force de chutes.

S. f. (Physiologie) la mastication ou l'action par laquelle on mâche, est une atténuation des aliments dans la bouche, qui se fait et par le broyement des dents et par le détrempement de la salive. Le principal objet de cette opération sont les aliments solides qui doivent être atténués, afin que l'augmentation de leurs surfaces donne plus de prise aux forces digérantes. Ce qu'on mâche plus pour le plaisir que pour se nourrir, comme par exemple les aromates, n'est que le second objet de la mastication.

S. f. (Physiologie) en latin medulla ; substance grasse, oléagineuse, qu'on trouve en masse dans le milieu des os longs : on l'appelle suc moèlleux, huile médullaire, dans la portion cellulaire de ces mêmes os, et dans celle de tous les autres os qui n'ont pas la même figure.

Mais pour donner une idée plus exacte de la moèlle conformément à sa nature, nous la définirons un amas de plusieurs petites vésicules membraneuses, très-déliées, qui s'ouvrent les unes dans les autres, et qui sont remplies d'une matière huileuse, coulante et liquide.

(Physiologie) Mordre est l'action par laquelle les dents divisent les aliments durs en plusieurs particules.

Pour mordre, il faut 1°. que la mâchoire inférieure s'écarte de la supérieure vers la poitrine sur son condyle ; 2°. il faut que cette mâchoire inférieure soit ensuite fortement pressée contre la mâchoire supérieure, afin que les aliments solides puissent être coupés par les dents incisives.

La première action se fait par la contraction des deux muscles digastriques ; la seconde dépend de la contraction, 1°. des muscles crotaphites, 2°. des masseters, 3°. des ptérigoidiens externes, 4°. des ptérigoïdiens internes. Ces quatre muscles agissant ensemble élèvent la mâchoire, au lieu que s'ils agissent séparément ils la tirent latéralement et en arrière ; mais si les huit muscles qu'on vient de décrire agissent ensemble, la mâchoire inférieure est pressée avec une force incroyable contre la supérieure. Ainsi toutes les dents des deux mâchoires étant fort comprimées, on voit clairement que ce sont les huit dents incisives qui se présentent les unes aux autres, et se frappant réciproquement avec violence, mordent, divisent les aliments, et commencent ainsi la mastication. Voyez donc MASTICATION.

S. f. (Physiologie) nom vulgaire de l'humeur aqueuse et gluante qui se filtre dans la membrane pituitaire ; c'est cette humeur que les Médecins appellent mucosité du nez, mucus narium. Voyez MUCOSITE DU NEZ.

MORVE, s. f. (Marechal) maladie particulière aux chevaux.

Pour rendre plus intelligible ce que l'on va dire sur la morve, et sur les différents écoulements auxquels on a donné ce nom, il est à-propos de donner une description courte et précise du nez de l'animal et de ses dépendances.