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Catégorie parente: Physique particulière
Catégorie : Médecine
On se sert de cette abréviation en Médecine pour ana, c'est-à-dire, pour indiquer une égale quantité de chaque différents ingrédiens énoncés dans une formule. Ainsi thuris, myrrhae aluminis ã j, est la même chose que thuris, myrrhae, aluminis, ana j. Dans l'un et l'autre exemple , et ana, signifient parties égales de chaque ingrédient veut dire, prenez de l'encens, de la myrrhe, de l'alun, de chacun un scrupule.

Cette signification d'ana ne tire point son origine d'un caprice du premier Médecin qui s'en est servi, et ce n'est point l'autorité de ses successeurs qui en a prescrit la valeur et l'usage. La proposition chez les Grecs se prenait dans le même sens que dans les Auteurs de Médecine d'aujourd'hui.

Hippocrate dans son Traité des Maladies des Femmes, après avoir parlé d'un pessaire qu'il recommande comme propre à la conception, et après avoir spécifié des drogues, ajoute , c'est-à-dire, de chacune une dragme. Voyez ANA. (N)

A. Les Marchands Négociants, Banquiers, et Teneurs de Livres, se servent de cette lettre, ou seule, ou suivie de quelques autres lettres aussi initiales, pour abréger des façons de parler fréquentes dans le Négoce, et ne pas tant employer de temps ni de paroles à charger leurs Journaux, Livres de comptes, ou autres Registres. Ainsi l'A mis tout seul, après avoir parlé d'une Lettre de change, signifie accepté. A. S. P. accepté sous protêt. A.S.P.C. accepté sous protêt pour mettre à compte. A. P. à protester. (G)



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