(Médecine) voyez EUNUQUE.

CHATRE. (Médecine, Diete) Les animaux chatrés adultes fournissent à nos tables une viande plus tendre, plus délicate, et plus succulente que celles des animaux de la même espèce qui n'ont pas essuyé la castration. Cette opération perpétue pour ainsi dire, l'enfance de ces animaux (voyez EUNUQUE) ; et c'est aussi dans cette vue qu'on la pratique sur les seuls animaux domestiques, destinés à être mangés dans un âge un peu avancé, ou lorsqu'ils auront leur accroissement parfait, comme le bœuf, le mouton, le cochon, le chapon, etc. Elle est inutile pour ceux que nous mangeons avant leur adolescence, comme le pigeonneau, le canneton, etc.

Au reste, la pratique de chatrer les animaux destinés à la nourriture des hommes est très-ancienne parmi eux, du-moins chez les nations civilisées : car les Cannibales ne se sont pas avisés encore de chatrer les prisonniers qu'ils engraissent pour leurs festins. Voyez CASTRATION et CHATRER. (b)