S. m. grumus, (Médecine) ce terme est employé pour signifier une petite masse de sang, de lait, ou d'autre humeur concrescible, qui s'est figée même jusqu'à devenir assez dure.

Hippocrate fait souvent mention de sang grumelé, aph. 80. sect. 4. coac. t. 123. l. V. epid. v. 5. Il se sert aussi quelquefois de cette expression à l'égard de différentes matières excrémentitielles ; comme de la bile (l. II. de morb. lxxiij. 2.), de l'urine, aph. 69. sect. 4. et coac. 597. Il parle aussi d'un vomissement de matières grumeleuses. Ibid. t. 636.

La concrétion des humeurs sous forme de grumeau, est ce que les Latins appellent grumescentia, et les Grecs : Galien se sert de ce dernier terme. c. ij. de fract. t. 16.

On a longtemps attribué le vice des humeurs qui les dispose à se grumeler, à l'acide prédominant dans leur masse. Castell. lexic. Voyez COAGULATION, CONCRETION.

Les pulmoniques crachent souvent du sang sous forme de grumeaux. Voyez PULMONIE, PHTHISIE.

On appelle grumeaux de lait, ou lait grumelé, les petits durillons qui restent dans le sein des nouvelles accouchées, surtout lorsqu'elles n'alaitent pas leurs enfants. Voyez LAIT, MAMELLES.

De grumeau on fait grumeler, grumeleux, etc. (d)