Médecine

S. m. (Médecine arabe) les Arabes désignent par ce mot le caroubier, mais ce n'est pas notre caroubier de Naples ou d'Espagne ; c'est un arbre bien différent, qui est peut-être l'acacia, lequel porte des siliques, et donne un fruit qui est astringent, qualité que les Arabes attribuent à la plante qu'ils appellent xami. (D.J.)
(Médecine) de et , ophtalmica sicca ; ce sont des remèdes propres pour l'inflammation seche des yeux ; tels sont le lait de femme, le petit-lait, l'eau de guimauve, les eaux de chélidoine, d'euphraise, de cyanus ou bluet, et de plantain. Voyez OPHTHALMIQUES.
S. f. (Médecine ancienne) xerotribia en latin, en grec , de , sec, et , frotter ; c'était, chez les anciens, toute friction seche faite avec la main ou autrement sur une partie malade, pour y rappeler la chaleur et la circulation. (D.J.)
S. f. (Médecine) état contre nature, dérangement plus ou moins considérable du corps et de l'esprit, que produisent le plus ordinairement les liqueurs fermentées bues avec excès. En nous renfermant, comme il convient dans notre sujet, nous ne devons voir dans l'yvresse qu'une maladie, et nous borner à l'examen des symptômes qui la caractérisent, des causes qui l'excitent, et des remèdes qui la guérissent ; laissant au moraliste et au théologien le soin de joindre les désordres qu'entraine l'yvresse en privant l'homme de sa raison ; et la grandeur de la faute commise par cette sorte d'intempérance, et d'en éloigner les hommes par les traits plus ou moins efficaces que leur fournissent la morale et la religion.

S. f. (Médecine grecque) terme barbare employé par les derniers écrivains grecs, pour désigner la couleur jaune du safran ; ils ont tiré ce mot littéralement d'Avicenne et de Sérapion, qui s'en sont servis pour désigner la couleur du bol d'Arménie de Galien, lequel, disent-ils, teignait le papier d'un beau jaune doré, zafraniâ tincturâ. Les écrivains barbares du moyen âge ont rendu le mot arabe par le terme latin encore plus grossier, croceitas. (D.J.)