Anatomie

S. f. (Anatomie) c'est une des trois espèces de diarthrose, c'est-à-dire d'articulation osseuse avec mouvement : les deux autres sont l'arthrodie et le ginglyme.

L'énarthrose se fait, dit-on, lorsqu'une grosse tête d'os est reçue dans une cavité profonde, comme la tête du fémur dans la cavité des os innominés ; l'arthrodie a lieu lorsqu'une tête plate est reçue dans une cavité superficielle, comme la tête de l'os du bras dans la cavité glénoïde de l'omoplate ; le ginglyme consiste dans la réception mutuelle de deux os, comme est celle de l'humerus et du cubitus. Voici maintenant l'origine de ces mots grecs, et de tous ceux des articulations.

S. f. (Anatomie) mot composé de , intestin, viscère, et , sermo, discours ; c'est proprement un traité des viscères, quoique ce mot s'entende généralement des viscères des trois cavités, de la tête, de la poitrine, et du bas-ventre. Voyez VISCERE. (L)
S. m. (Anatomie) cavité ou fossette assez profonde, qu'on découvre dans la partie inférieure du troisième ventricule du cerveau, et dont l'ouverture évasée, se retrécissant insensiblement, aboutit à la glande pituitaire, qui est logée dans la cavité de la selle turcique. L'entonnoir a, dit-on, deux ouvertures ; l'une, qu'on appelle aujourd'hui ouverture antérieure commune, parce qu'elle communique avec les ventricules latéraux, et l'autre, qu'on nomme ouverture commune postérieure, parce qu'elle communique au cervelet, suivant l'hypothèse généralement reçue.

S. f. plur. (Anatomie) intestins, boyaux. Avoir les entrailles échauffées, rafraichir les entrailles. Il se prend quelquefois dans un sens plus général, pour tous les viscères, toutes les parties renfermées dans le corps des hommes et des animaux. L'inspection des entrailles des victimes a aidé à connaitre la structure du corps sain.

L'oblation des victimes était une cérémonie religieuse de nos premiers parents, comme on le voit par l'histoire d'Abel dans la Genese, et par les plus anciennes fables de l'âge d'or. On aurait cru déplaire à la divinité, et ne pouvoir apaiser sa colere, si la victime eut été souillée de la moindre maladie ; c'est pourquoi nous lisons dans le Lévitique qu'on n'immolait que les animaux les plus sains et les plus purs, et c'est ainsi que les prêtres commencèrent à s'appliquer à connaitre les marques distinctives de la santé et de la maladie. Voyez ANATOMIE. Chambers. (L)

S. f. (Anatomie) partie double du corps humain, située à l'extrémité supérieure, et qui est composée de deux pièces osseuses ; l'une antérieure appelée clavicule, et l'autre postérieure dite omoplate. Voyez CLAVICULE, OMOPLATE.

On sait que c'est principalement de l'omoplate que dépendent les différentes attitudes de l'épaule ; car la clavicule ne fait que suivre les mouvements de l'omoplate, en bornant néanmoins ces mouvements dans certaines attitudes : aussi la clavicule n'a d'autre muscle que le souclavier, tandis que l'omoplate en a cinq considérables qui servent à la lever, à l'abaisser, à la porter en-arrière, à la ramener en-devant, en un mot à tous les mouvements de l'épaule.